Au delà de la Rive

Au delà de la Rive

JEAN AMROUCHE

 

                       

                                                                    

 

 

 

 

 

                                                             

 

 

 

 JEAN AMROUCHE

             

Je suis Algérien, c'est un fait de nature.

Je me suis toujours senti Algérien.

Cela ne veut pas seulement dire que je suis né en Algérie,sur le versant sud

de la vallée de la Soummam,en Kabylie,et qu'un certain paysage est plus

émouvant,plus parlant,pour moi,que tout autre,fût-il le plus beau du monde.

Qu'en ce lieu j'ai reçu les empreintes primordiales et entendu pour la

premiere fois une mélodie du langage humain qui constitue dans les

profondeurs de la mémoire l'archétype de toute musique,de ce que

l'Espagne nomme admirablement le chant profond.

Cela et bien plus;

l'appartenance "ontologique" à un peuple,une communion,une solidarité

étroite de destin,et par conséquent une participation totale,à ses épreuves,

à sa misère, à son humiliation, à sa gloire secrète d'abord,manifeste ensuite;

à ses espoirs, à sa volonté de survivre comme peuple et de renaitre comme

nation.

J'étais, je suis de ce peuple,comme il est le mien.

(Jean Amrouche, Rabat,1958)

 

 

Les Entretiens de Jean Amrouche -

Le roi Midas et son barbier

 

 

 

 

 


L'EXIL

 

Éboulez-vous montagne

Qui des miens m'avez séparé.

laissez à mes yeux la voie libre,

Vers le pays de mon père bien-aimé,

Je m'acharne en vain à l'ouvrage:

Mon cœur  là-bas est prisonnier.

 

 

Paix et salut, ô mon pays!

Mes yeux ont parcouru des Mondes

Ma vue est un orage de Printemps

Dans le tumulte des neiges fondantes

Mère, ô mère bien aimée,

Ah! l'exil est un long calvaire

                         Jean Amrouche (Traduction Française)

    

     

  

toujours Amazigh 

 

                  

OUVRAGES A DECOUVRIR

Sélection d'ouvrages disponibles sur le thème de la littérature du Sud

 

 

  • SEPULVEDA Luis - Le vieux qui lisait des romans d'amour - A.-M. Métailié, 1992. 130 p.
  • BEN JELLOUN Tahar - L'auberge des pauvres - Seuil, 1999. 295 p.
  • OKOUMBA-NKOGHE - Le chemin de la mémoire - L'Harmattan, 1998. 238 p.
  • KITEREZA Aniceti - Le tueur de serpents - L'Harmattan / UNESCO, 1999. 346 p.
  • OUARAB Moha - Chronique d'une élection dans le bled marocain - le thé de l'amitié - L'Harmattan, 1999. 359 p.

  

                                          

  

amazigh



exode (extrait)
Juba2

Je fête mes cinq ans en un gage ravi.
Dans ces larmes d'enfant un peuple survit.
J'exauce un rêve d'une attitude hautaine.
Je suis partout dans ces ruines romaines.
Je suis là en ce tombeau, un des pharaons.
Je vous regarde passer de ce perron.
L'histoire descendance, elle sera la clé.
Dans mes graphèmes, où tout est gelé.
De l'euphorbe aux sources du Nil.
Dans ma Libuca, qui n'est plus stérile.
Obnubilé j'endure, leste je parcours.
Ce rameau berbère et l'intrigue future.

Juba


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  Taous Amrouche

      Une vie Une Oeuvre 

 

 

Cela fait trente deux ans que Taos Amrouch a quitté ce bas-monde. Son œuvre est restée intacte. La grande dame suscite toujours à la fois curiosité et admiration…

Fille de Belkacem et de Fathma Ath Mansour, sœur de quatre frères. Taos Amrouche est née le 4 mars 1913 à Tunis. Au début des années 1930, elle prépare un concours d’entrée à l’Ecole normale de Foutenay mais elle abandonnera quelques mois plus tard.

De 1933 à 1940, elle travaille pour Radio Tunis. Elle participe au congrès de chants de Fès au Maroc et obtient une bourse pour Madrid. Elle se met alors à la recherche des survivances berbères dans le folklore ibérique. En 1966, elle est invitée au Festival des arts “nègres” où elle obtient le prix de la musicologie. Taos Amrouche a œuvré inlassablement pour sauver un patrimoine culturel voué à l’oubli.

Poèmes, proverbes, contes et légendes berbères ont été ainsi immortalisés dans Le grain magique”, ouvrage paru en 1965. Son répertoire compte pas moins de 95 monodies. Sa voix sublime cristallise toute l’authenticité d’une culture venue du fin fond des âges et qu’elle restitue sans fioritures ni artifices.

Mohamed Dib disait d’elle : “Que les attentifs à ces choses veillent bien noter cette poignée de chants : ce sont des semailles pour l’avenir”. Le parcours littéraire de Toas Amrouche est caractérisé par la publication de plusieurs œuvres : La Jacinthe noire (1947), Rue des tambourins (1966), L’amant imaginaire (1975) et Solitude, ma mère publié en 1995 à titre posthume. Taos Amrouche s’est éteinte le 2 avril 1976. Elle avait 63 ans.

N. M. - La Dépêche de Kabylie du 02 Avril 2008

 

 

 Liens : https://devoirdememoire.wordpress.com/2014/02/15/jean-amrouche-sa-voix-manque-par-robert-barrat/

 

 

 



17/12/2007
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