Au delà de la Rive

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Voyages de Jean-Jean Moreno a Alger (Tome 2)


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LE CARNET DE VOYAGES JEAN-JEAN( TOME 2)

                                                             Le Carnet de Voyages de Jean-Jean   (Tome2)                                                   

 A l'entame de la montée des marches vers le carré 17, un sentiment de désolation me vient car les souvenirs qu'ils me restent de cet endroit sont des images de calme et de sérénité, de tombes bien nettoyées surtout qu'en  se retournant, nous apparaît la belle bleue, magnifique, sans vagues, avec en premier plan cette végétation et ces grands cyprés que j'appercevais depuis les fenètres de mon école située juste au dessus de nous derriere le mur du cimetiere, et qui me sont toujours restés en mémoire.

   En arrivant au carré 17, nous comptons la 5eme allée, 1ere tombe et c'est l'emplacement de la sépulture de notre grand-mère. Bon! Ce n'est pas tant qu'elle nous ait laissé un souvenir impérissable, parcequ'elle n'était pas à proprement parlé un modèle de grand-mère, mais tout de même c'était notre grand-mère.

    La tombe est recouverte d'une végétation vraiment dense, il nous est difficile d'en écarter le feuillage pour la découvrir. J'apperçois 2 vases noirs cassés que je redresse et les place au milieu du cadre métallique entierement rouillé qui doit déterminer l'emplacement de la tombe. J'essaie de prendre une photo mais avec la lumiere du soleil et l'ombrage du feuillage, j'appréhende le résultat. Le conservateur nous signale que la durée de la concession était de quinze ans et étant donné que notre grand_mère est décédée en juin 1952, la concession se terminée en 1967 et si l'emplacement existe encore cela tient simplement au fait qu'il y a eu très peu de décés d'européens aprés 1962 donc peu de demande d'emplacement dans ce cimetiere et pour cause....

                                                                                                      

      En quittant cet endroit, j'ai eu un sentiment bizarre d'appartenance à cette terre, ici notre grand-mère reposait depuis 55 ans et à 50 metres de ce lieu, derriere le mur du cimetiere était mon école, celle où j'ai passé 8 ans de ma jeunesse. Je crois pouvoir dire sans me tromper qu'effectivement sans être algérien, je suis de cette terre qui m'a vue naître, grandir, travailler et que j'ai quitté sans aucun souhait de ma part,de notre part. Avant de quitter le cimetiere de St Eugene, nous prenons quelques photos du livre registre des noms : SANTACRUZ MANSANET Elvire née SANTINI, décédée le ? Juin 1952. C'était ma grand-mère.

 

     En quittant ces lieux,  notre accompagnateur Smaïl nous propose de monter rapidement à NOTRE DAME d'AFRIQUE afin de la visiter, la filmer et photografier.

 

                                                                           

           Là c'est encore plein de souvenirs qui vont défiler sous mes yeux. D'abord en chemin nous nous arrêtons rue Larrey voir mon ancienne école. Je propose à notre accompagnateur de pénétrer dans la cour de celle-ci par un portail à demi clos. J'avance seul. Ce n'est qu'un empilement de baraquement, je demande l'autorisation de prendre une photo à un homme qui se trouve à l'interieur. Celui-ci me signale que sa mère habite le seul logement encore debout dâtant de notre époque on ne sait par quel  miracle, c'était celui de la concierge. Une dame d'un age avancé nous rejoint, m'annonce dans un mauvais français qu'elle occupe ce logement depuis 40 ans environ. Je lui demande l'autorisation de le photografier et elle m'y invite à le faire. Ce sera le seul vestige immortalisé de notre ancienne école et je sais qu'il fera plaisir à tous les amis des sites internet à Raymond et Nannot car beaucoup d'entre eux ont, comme moi, fréquenté cette école.

    Le bâtiment qui jouxte notre ancienne école est une menuiserie. A notre époque, c'était déjà une menuiserie, elle appartenait au père d'un ami internaute, Claude LLAVADOR. Je suis chargé par celui-ci de prendre des photos de la façade et, si possible, de l'interieur. Et là, surprise ! Cette façade a été crépie voilà quelques années et par pur hasard, à un endroit précis, de la gouttiere, une fuite d'eau de pluie a décolé ce crépi, laissant apparaître l'ancienne enseigne au nom de LLAVADOR que je m'empresse de photografier. Pour l'interieur de la menuiserie, je demande l'autorisation et je prends quelques vues. Je suis sûr à ce moment que j'ai fait un heureux!!!!

     La mission terminée, il est 11h du matin, nous prenons la route de Notre Dame d'Afrique qui commence à 200m de là, au pied de la rue Réaumur et rue du cardinal Verdier. Cette route qui serpente en montant sur 3 ou 4km environ, me rappelle également beaucoup de souvenirs. Nous l'empruntions souvent en trolley-bus, quelques fois à pied mais toujours heureux de revoir cet endroit magnifique. La basilique se situe à 125m d'altitude et domine tout St Eugene (renommée Bologhine) et Bab el Oued avec en fond de décor la Méditerrannée. C'est un spectacle éblouissant. Bien entendu! Beaucoup de choses ont changé à Alger mais ce lieu est identique à l'image que j'ai gardée. Par chance, nous rencontrons sur l'esplanade notre ami Kamal qui attendait sa femme Hamida partie en réunion avec les soeurs de la congrégation de Notre Dame d'Afrique

   

                                                                                                       

                                       

         Il nous accompagne pendant la visite, nous filmons et commentons ensemble l'interieur de la basilique, son coeur,son transept chargé de fresques et de plaques commémoratives, sa magnifique coupole, son orgue récemment restauré et vers 12h 15mn, aprés avoir acheté les médailles « miraculeuses » que l'on recevait jadis lors des communions, mis des cierges à bruler et salué notre ami Kamal, nous repartons vers la cité Picardie rendre visite à ASLAN, le fils de BOUALEM dit NANO du 36. Au 38 rue du Cardinal Verdier, 3eme étage, une plaque m'indique que je suis face à la bonne porte. Je frappe à celle-ci, elle s'ouvre et apparaît une charmante jeune femme. Aprés les présentations, elle nous propose d'entrer dans la salle à manger. Mon frère et moi ne connaissaissons  pas la coutume chez les arabes qui veut qu'aucun homme n'entre dans un endroit ou un appartement si la maitresse de maison y est seule. C'est pour cette raison que notre accompagnateur Smaïl reste en retrait assez loin de nous. Finalement, aprés 5mn d'attente, Smaïl mon frère et moi dans la salle, Aslan arrive. Aprés les présentations, il nous offre des rafraichissements et nous discutons de choses et d'autres notamment des relations que j'entretiens par internet et au téléphone avec son père et le souhait de celui-ci de revoir sa famille en particulier ses petits enfants. Je prends quelques photos de la famille « sans sa femme » et à la fin de l'entretien, Aslan nous offre à Alain et à moi à notre grande surprise, un superbe bracelet ciselé. Il est 13h passé quand Smaïl nous demande de partir car le restaurant est encore loin sur les hauteurs d'Alger et nous avons un aprés-midi chargé. Aprés les Adieux avec la famille MAHIOUT « sauf Madame car elle est restée tout le temps de la réception dans la pièce à coté, mais je me suis quand même permis d'aller lui serrer la mains en partant » nous voilà en route vers le restaurant.

     Cinq minutes de trajet nous suffisent pour nous trouver bloqués dans un embouteillage qui nous fait perdre 1h. Enfin au restau!! C'est un quartier du nord d'Alger nouvellement créé du fait de la démolition de celui du Ruisseau et du vieux Belcourt. Le cadre est agréable, très bonne tenue, salle climatisée, repas succulent: salade de piments et poivrons à l'huile d'olive naturellement suivi d'un plat de sépia bien relevé mais pas piquant, le tout arrosé de....... notre fameux SELECTO. Pas de place ni de temps pour les pâtisseries, alors nous passons au café et l'addition qui est pour 3 repas le prix de deux en France dans un restaurant moyen.

                                                                     

 La route vers les plages de l'ouest est agréable surtout par les hauteurs d'Alger. Nous rejoignons d'abord ZERALDA et sur le chemin du retour, le long de la côte, Azur Plage, Sidi Fredj « anciennement Sidi ferruch ». ce sont de grandes plages de sable fin mais mal exploitées à mon sens car il y a peu de structures prévues pour le tourisme et surtout pour les autochtones, à part peut-etre Sidi ferruch. Nous arrivons à la pointe Pescade dont une de ses plages nommée FRANCO m'a rappelé tant de souvenirs avec les copains de classe en particulier, les premieres cigarettes Players Navy Cut, les plongeons du bout de la jetée, etc... J'ai filmé cette plage et sa jetée et je crois que ce sera l'une de mes meilleures séquences souvenirs. Aprés la pointe Pescade c'est St Eugene et ses plages que l'on fréquentait également mais plus souvent parce que plus prés de chez nous, les 2 Chameaux, l'Eden. En surplomb de celles-ci nous pouvons apercevoir le cimetiere et mon ancienne école.

      Enfin l'entrée dans Bab el Oued, notre BEO. Elle se fait par la plage des Sablettes renommée depuis l'indépendance R'MILA qui est maintenant magnifique avec son esplanade qui a remplacé la gare de marchandise aprés les coulées de boue de 2001 qui ont innondé complètement BEO. Avant cette époque, cette plage servait d'égouts au quartier, elle n'était pas praticable, je dirais même qu'elle était dégeulasse. Maintenant je peux l'affirmer, c'est une superbe plage propre, bien entretenue et je le promets, demain matin nous devons y revenir Alain et moi pour l'ultime promenade, je m'y baignerai!!!. Nous traversons  BEO pour rejoindre le centre d'Alger par le littoral et nous voilà arrivés à l'hotel, il est 18h passé. IL nous reste à saluer notre ami et accompagnateur Smaïl aprés avoir pris rendez-vous avec lui pour demain 14h30, retour à l'aéroport Houari Boumedienne.

       A l'hotel, une bonne douche s'impose mais, surprise! Il n'y a pas d'eau au robinet. Que faire? Un seau rempli d'eau est à notre disposition dans la salle de bain, je fais une toilette sommaire avec. Je laisse Alain se reposer à l'hotel, il est complètement crevé, faut dire que ce genre de sortie n'est pas à la portée de tout le monde car nous voulons  tellement en voir que nous sommes tenus de marcher et de circuler beaucoup avec très peu de temps d'arret.  Quand à moi, je repare faire un tour en ville acheter les derniers cadeaux. Au retour, avec mon frère bien reposé, nous descendons à la salle de restaurant, il est 20h passé. Dans notre forfait restau, nous pouvons manger tout ce que l'on désire. Donc pour le dernier soir, Alain et moi, avons décidé de s'en « foutre plein la pense ».

  

                                                                          

                                            Nous commençons par une chorba. C'est une soupe de légumes et de viande mixés dans laquelle on rajoute un peu de semoule de blé. C'est délicieux ! La suite ne l'ai pas moins. Le nom du plat suivant m'échappe mais il s'agit d'une sorte de tagine accompagnée de viande de boeuf et de poulet présentées à part. La crème brulée (encore elle, elle est délicieuse!) termine notre repas toujours arrosé d'une bouteille de vin de Mascara.

     Bon! Aprés cela, vous devez penser que notre sommeil sera difficile, et bien pas du tout, nous nous endormons comme des bébés (que nous ne sommes plus vraiment!) car pour le lendemain matin, la derniere journée de notre séjour, nous nous sommes promis Alain et moi une bonne promenade dans BEO toute la matinée.

 

                                                                               

 

                                                                                                         Quatrième jour

 

  

   Dimanche matin nous sommes réveillés exceptionnellement à 6h. Nous sommes comme des gamins qui savent qu'ils n'ont pas classe aujourd'hui et veulent profiter de leur journée à fond. Malgré tout, nous trainons un peu au lit. Je me lève le premier et décide de prendre une douche. Super! Il y a de l'eau chaude à la pomme de douche et de plus elle est chaude. Ma toilette terminée, Alain en fait autant et nous voilà descendus à la salle de restaurant prendre le petit déjeuner, le dernier de notre séjour, bien copieux. Il faut tenir jusqu'à midi.

    Incroyable! Il est à peine 8h du mat et nous voilà déjà parti. En descendant prendre le bus sous la Grande Poste, nous nous arretons prendre un café dans un bar populaire sous l'ancien « ECHO D'ALGER » le journal  des années 60. C'est un lieu très fréquenté par les algerois. Toutes les couches de population se rencontrent et se croisent dans ce quartier. C'est, je pense le coeur de la ville. Devant l'arret de bus, je discute avec le vendeur de titres de transport de choses et d'autres. Ces gens sont assez ouverts à la discussion surtout lorsque nous les entretenons de sujets traitant de leur condition et de leur évasion (virtuelle malheureusement) jusqu'à l'arrivée du bus à la place du Gouvernement, maintenant appelée place des Martyrs. Ensuite Alain et moi entreprenons une marche à pied qui nous conduira à BEO. Nous empruntons la rue de Bab el Oued, rue mythique d'Alger car elle borde la casbah. Par rapport à certaines rues, je l'ai trouvé relativement propre et aérée parce que dans mes souvenirs elle était très sombre du fait de son étroitesse et élargie par ses arcades latérales servant à nous abriter du soleil et de la chaleur. En quittant cette rue, nous arrivons devant le lycée Bugeaud maintenant appelé lycée Emir Abdelkader.  Il est resté magestueux, ce qui est à déplorer c'est le nombre de policiers en faction autour de ce batiment, voilà pourquoi je n'ai pas filmé ce que j'aurais voulu dans la ville. En face de ce bâtiment se trouve l'ancienne caserne Pelissier entierement rénovée et transformée pour un corps d'état.

    En continuant notre promenade, je propose à Alain d'emprunter la rampe Valée et d'aller visiter et filmer le jardin MARENGO.

   

                                         

                                                                               

                                                                                               

        Comme je l'ai dis précédemment, je me sens réellement chez moi, j'ai l'impression à cet instant d'avoir quitté cet endroit voilà seulement 3 ou 4 ans. Je parle de ces lieux à Alain comme si j'y avais résidé des décénnies à force d'en réver, mais en réver, n'est-ce pas un peu y demeurer? Nous entrons dans le jardin Marengo, je me permet de filmer car il n'y a pas de policiers.

    C'est un très beau jardin édifié sur un coteau, il est inséré dans une boucle de la rampe Valée qui monte vers la prison Barberousse. Nous le parcourons en serpentant les allées et escaliers. Le long de notre promenade nous découvrons une végétation typiquement africaine: plantes grasses, arbres de formes bizarres et grosses fleurs aux couleurs bigarrées inconnues de notre Normandie. Je montre à mon frère l'endroit où nous allions dans ce jardin en garderie le jeudi, Christian, lui et moi emmenés par Mme COINCA, une dame d'un certain age qui était en permanence vétue de noir des pieds à la tête. Elle était jardiniere d'enfants dans cette garderie et demeurait dans la côte de la Bassetta juste au dessus de chez nous. Malheureusement, je ne peux pas filmer l'interieur de la garderie, une responsable me l'interdit!  Mais là encore, que de souvenirs !!!!!!Bon! Pas vraiment les meilleurs, mais souvenirs quand même. En quittant le jardin Marengo, nous nous dirigeons vers BEO en passant par la cité des Eucalyptus, rue Mizon, la fabrique de cigarettes BASTOS où notre mère travaillait. Nous descendons  une rue, je crois qu'elle se nommait Montaigne et nous voilà arrivés place des trois horloges. La visite du marché de Bab el Oued, un ultime arret chez Blanchette comme nous lui avons promis pour manger les derniers macrouts et zlabias. Aprés quelques photos avec les successeurs de Blanchette, nous repassons devant l'emplacement de l'immeuble que nous habitions. Comme je l'ai déjà dit, le groupe d'immeubles environnant a été rasé à cause de la coulée de boue venant de Bouzaréah en 2001. Un jardin et une mosquée ont été édifiés à cet emplacement. En face de ce jardin, la cité des moulins est toujours là. Nous en prenons une photo à la sauvette avant de remonter la rue Léon Roches et là, surprise! Plus de jardin derriere l'église St Louis, plus d'église St Louis également, ils en ont fait une médiatech très bien tenue d'ailleurs, et ont retiré tous signes religieux ostentatoires. Malheureusement, par crainte de la population et de la police, je n'ai pas pû filmer ni prendre des photos dans ce quartier qui fût notre quartier.   

                                                                                                     

 

                                                  

      Ce moment de receuillement passé, nous redescendons le Bd de Provence en direction de la plage des Bains de Chevaux ( Les Sablettes ) renommée R'Mila. Il est 10h30. Comme je l'avais prévu, j'avais mon maillot de bain sur moi, alors je me suis baigné en prenant un immense plaisir. La température de l'eau est bonne et à l'exterieur il fait environ 25 degrés. Mon frère me filme en rouspétant aprés lui-même car il a oublié de mettre son maillot ce matin à l'hotel. Il a quand même fait trempette en mouillant son pantalon mais.... Bon!!!

   Nous récupérons sur cette plage un peu de sable et quelques galets en souvenir de notre passage que nous mettons dans un sac plastique prévu à l'avance. Il est 11h et nous souhaitons rentrer à pied à l'hotel. Il nous faut environ 45 minutes en se promenant tranquillement, nous longeons les plages jusqu'à la place du Gouvernement et ensuite la gare maritime en filmant et photografiant le plus possible car là, nous nous sentons en toute sécurité dans ces grandes artères, L'Amirauté, La place du Gouvernement, Le boulevard Carnot, Le square Bresson ( Port Saïd), L'hotel Aletti et enfin La rue d'Isly, La place Bugeaud ( Emir Abdelkader), la Grande Poste et notre hotel Albert 1er. Nous devons liberer la chambre 614 à 12h et il est pratiquement 12h. Nous descendons nos bagages et les laissons à la réception car nous partons manger dans un petit restaurant proche de l'hotel, à coté de la place Emir Abdelkader. Pour la valeur de 7 Euros en Dinards, nous mangeons comme des princes, chorba (soupe) pour commencer, elle est délicieuse!! Ensuite mouton et poulet accompagnés de riz et plusieurs légumes. Le tout toujours arrosé de SELECTO. En quittant le restaurant, une dame d'un age avancé fait la manche, je lui laisse la monnaie restante dans la bourse commune, nous n'en avons plus vraiment besoin (elle, oui surement). Le rendez-vous avec Smaïl pour le retour à l'aéroport est fixé à 14h30mn, c'est le moment de récuperer nos bagages à la réception. A contre-courant, nous voyons arriver d'autres voyageurs ( je devrais dire d'autres pelerins Pieds Noirs) . Alain et moi sommes très tristes de partir mais cette fois-ci nous quittons ALGER avec l'espoir et la possibilité d'y revenir en toute quiétude car la situation du pays tend à s'améliorer depuis quelques années.

    14H30, Smaïl notre accompagnateur arrive et malgré un trafic auto épouvantable, trouve une place devant l'hotel. Nous montons en voiture, une voiture qui fonctionne au GPL , et nous voilà partis pour l'aéroport.

 

                                                                                                                       

 

   En Carte postale 2
chemin, nous traversons le Champ de Manoeuvre que je n'ai pas reconnu, la route Moutonniere, le jardin d'Essaix fermé pour cause de réféction par une entreprise française, Maison Carrée (El Harrach) et enfin apres 30 mn de route, l'aéroport Houari Boumedienne est en vue. Je l'ai décrit au début de mon récit, c'est un superbe édifice de verre et de béton très impressionnant. Dès l'entrée dans celui-ci, nous enregistrons nos bagages et nos billets sans problème et nous proposons à notre accompagnateur et ami Smaïl de prendre un verre, le dernier, dans un bar bien calme  à l'interieur de l'aéroport. C'est un moment de décompression aprés 4 jours sous tension. Alain et moi nous nous relachons un peu, parlons de nos premieres  impressions de ce voyage, ce retour aux sources,  les points positifs et négatifs mais assurément, ces impressions restent subjectifs. Je pense qu'il faudra laisser le temps passé et en discuter plus longuement ensemble plus tard.

  

   Aprés avoir bû notre café, le portable de Smaïl sonne. Il nous dit qu'il a un rendez-vous dans ALGER dans 30mn. Nous nous quittons en esperant se revoir un jour, plus tard. L'embarquement se fait à partir de 17h30, passage en douane, contrôle des corps et des bagages et nous voilà dans le même avion qu'à l'aller, un Airbus A321 de la compagnie Aigle Azur. Malheureusement, au moment de l'envol, une hotesse nous annonce un retour au portique d'embarquement car un problème technique nous empèche de décoller. C'est un peu la panique entre Alain et moi, c'est la premiere fois que nous voyageons en avion bien que nous en soyons au retour, surtout que nos voisins ne nous rassurent pas, ils auraient connu d'autres problèmes avec cette compagnie. Enfin, aprés 1h d'attente, nous décollons cette fois-ci sans problème. Le seul problème était à l'arrivée car Lina, Jocelyne et Anthony nous attendaient avec inquiétude. Nous sortons de l'aérogare et là, surprise! La pluie était au rendez-vos et 15 degré de température de moin qu'à Alger. Enfin ! On s'y fera, il faudra bien! Et la vie reprend son cours. Durant le retour dans la belle voiture d'Anthony, Alain et moi voulons expliquer notre périple en 1h30, ce n'est pas possible. Les sujets arrivent en vrac,méli-mélo et je pense qu'il nous faudra quelques jours de recule avant de pouvoir en parler plus clairement.

 

                                                                              



19/12/2007
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