LES CIMETIERES D'ALGER

                                  NOS   CIMETIERES DE  BAB EL OUED

CIMETIERE D'EL KETTAR

CIMETIERE D'EL KHETTAR 

 (AVANT)

     ET

(APRES) 

EN BAS DE PAGE

LES DERNIERES PHOTOS PRISES DANS LE CIMETIERES

D'EL KETTAR (AOUT 2008)

VOICI EN IMAGES L'ETAT DE NOS CIMETIERES

C'EST UNE HONTE !!!!!

-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-/-

VOICI ENCORE UNE FOIS DE PLUS UN ARTICLE PARUE

SUR LE QUOTIDIEN EL MOUDJAHID AU SUJET DE NOS

CIMETIERES. journal du 07/10/2009

Une prière pour nos cimetières

Si tu vois le cimetière de Bône, l'envie de mourir te donne ». Cette bienveillante remarque n'est pas de votre serviteur, sinon empruntée de l'auteur de L'Etranger, l'écrivain Albert Camus lorsqu'il était de passage dans la coquette ville du Jujubier.



 

Mais ces lieux de repos pour les morts pâtissent, depuis un certains temps, de comportements aux antipodes de nos préceptes islamiques. Ces endroits sacrés sont devenus, par endroits, des repaires pour des délinquants de tout acabit. Ces surfaces affectées au monde des morts sont devenues le théâtre pour des gens qui, sans gêne, s'invitent à des séances de bivouac, laissant derrière eux des tas de restes de victuailles. Ces espaces, où l'on vient se recueillir, se transforment en landes où l'on fait paître le petit bétail. Qu'il relève de la confession musulmane, celles chrétienne ou juive, le mort ne semble plus reposer en paix. On fait l'impasse sur le décor désolant qui s'offre au regard : canettes de bière et tas d'immondices obstruant les allées, clôtures défoncées et autres sépultures saccagées. C'est un secret de Polichinelle. Une évidence niaise.

Dès lors, comment devrait-on interpréter le défilé sournois de bandes de malfrats aux tronches avinées qui, accompagnés de nénettes, s'adonnent, toute honte bue, à leurs vices et à des actes de profanation des lieux, sans que la puissance publique daigne broncher ? Des lieux, dont nombre d'entre eux, sont livrés à l'usure du temps et à la profanation, à l'image du cimetière de Ouled Fayet. On nous affirme, pourtant, qu'un agent de sécurité veille à la tranquillité des lieux sacrés. Une fois sur place, nous avons eu le haut-le-corps et le haut-le cœur de voir en guise de vigile, un attardé mental élire domicile dans un taudis, quémandant la sébile à l'arrivée des cortèges funèbres. Une interrogation nous titille l'esprit : qui des deux parties est atteint de troubles ? Le désaxé qui s'enferme dans un enclos en taule ou celui qui lui a permis d'investir l'espace ? Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, et devant l'absence d'un mouvement associatif, une dame bénévole tente, tant bien que mal, de faire recouvrer au cimetière sa sacralité. D'abord, en débarrassant une partie du cimetière des herbes folles, ensuite en œuvrant, depuis cinq ans, à la mise en terre de 5000 plants (cyprès, saule pleureur, mûrier, etc.) dont une bonne partie a été déracinée par des mains « habiles ». 

Au lieu d'encourager la louable initiative et porter main forte à la femme volontaire, on lui réplique de manière aussi sèche qu'effrontée : « Nous n'avons pas de temps à nous occuper des morts, les vivants déjà nous donnent du fil à retordre ». Aux administrés de saisir l'impertinent message !



 

Par M. Tchoubane

 

 

Le cimetière El Kettar sera réaménagé

Mes grands-parents y sont enterrés. Le premier l'a été en 1930. Le cimetière d'El Kettar était proche de La Casbah où résidait ma famille. » Moh qui habite à la Rampe Louni Arezki en garde toujours une certaine nostalgie.



 

L'endroit ne peut échapper aux regards de ceux qui transitent par cette rue grouillante de Bab El Oued : ce cimetière qui date de 1838 s'étend à perte de vue. Ce lieu que l'on appelait Dar El Ghrib (La demeure de l'inconnu) puisque n'y étaient « ensevelis » que les étrangers à la cité. L'appellation actuelle, El Kettar, est due aux opérations de distillation de jasmin dans le monument de la Bridja. « Plus de 65 000 tombes se trouvent dans cet espace de 14 ha. Les allées sont encombrées et sont occupées par 1300 tombes », relève Ahmed Djakhnoun, directeur de la Société de gestion des pompes funèbres (EGPFC). Sur les 141 cimetières que compte la wilaya, 45 sont gérés par l'Egpfc, dont 28 sont pour les confessions chrétienne et israélite. El Kettar est l'un des cimetières les plus tentaculaires de la capitale où sont enterrés les morts des quartiers qui l'entourent : La Casbah, Oued Koreich et Bab El Oued dont il épouse les contours. Selon M. Djakhnoun, une étude de faisabilité pour le transfert des corps vers un espace se trouvant du côté du MDN a été menée par le CNERU. Toutefois, les opérations ne peuvent être réalisées en raison de la nature du terrain accidenté et des arbres centenaires, difficiles à déraciner, qui s'y trouvent. « Toutes les allées sont occupées, il en reste certaines que nous devons aménager. Une enveloppe de 20 millions de dinars à été engagée à cet effet et les travaux ne sauront tarder. Seules des réouvertures des tombes sont possibles. On en fait en moyenne 2 à 3 par jour », soutient-il en affirmant que pour libérer les allées, il fallait aussi exhumer les corps, « chose qui n'est pas évidente ». Le cimetière, où reposent d'illustres personnages comme Boudia Rouiched, Papou, K'sentini ou encore El Anka, est sorti de sa sérénité avec l'affaire des faux marbriers, toujours en instruction au niveau de la justice. Accusés de saccage de 17 tombes dans la nuit du 26 au 27 mars dernier, trois marbriers sont passés devant le magistrat près le tribunal de Bab El Oued. Le motif de leur « geste malheureux est, soutient le directeur de l'EGPFC, la concurrence qu'ils se livraient pour s'approprier le marché ». Appréhendés par les agents de sécurité de l'EPIC, ces faux marbriers, âgés de 30 à 40 ans, ont été présentés devant le procureur de la République qui les a mis sous mandat de dépôt. L'un d'eux a été condamné à trois ans de prison, alors que les autres ont été libérés. Des occupants dans le cimetière, il y en avait beaucoup à l'époque. « L'un des impliqués dans l'affaire des ''faux marbriers'' avait une baraque que l'APC a détruite en le faisant bénéficier d'un logement », insiste le directeur. Cependant, ceux qui occupent depuis toujours cet espace qui s'apparente à une grande nécropole sont les Ouchefoun dont l'un des membres fut l'un des premiers fossoyeurs du cimetière en 1880. « Le conservateur actuel occupe les lieux depuis plus de 40 ans. Il a entamé des procédures pour bénéficier d'un logement social participatif auprès de l'APC de La Casbah », relève M. Djakhnoun. Seule satisfaction, La Bridja, monument funéraire qui a été restauré avec l'aide de l'APCA. Cosider s'y est mis pour sa part « pour réhabiliter cet espace qui servait de lieu de repos aux gens venus des différents marchés de la capitale », soutient le directeur. C'est là où sont célébrés le 3e et le 40e jours d'un décès. Avant, on y faisait la prière de l'absent, ensuite, il fut « livré » aux délinquants qui en ont fait leur point d'attache avant qu'il soit récupéré. Pour le directeur, 12 agents de sécurité se relaient pour surveiller le cimetière et font tout pour que les anciennes pratiques ne soient plus de mise.



 

Par Nadir Iddir

 

 

EL  WATTAN DE MOIS DE JANVIER 2008

Livrés à l'oubli et aux herbes sauvages

La crise gagne les cimetières

Vue sur mer, exposition idéale, voisinage tranquille. Le cimetière musulman d'El Kettar, surplombant la baie d'Alger, fait face à la majestueuse carrière Jaubert. Languide, il étale au soleil sa disposition en étages et dégringole jusqu'au cœur de Bab El Oued, l'un des plus populeux quartiers d'Alger.



 


Découvrez Luciano Manacore!

L'odeur poivrée de la menthe sauvage qui a poussé sur certaines tombes embaume l'air. Malgré cette atmosphère sereine, l'endroit est dégradé, mangé par les herbes sauvages. A côté des tombes ornées de carreaux de faïence colorés, des gravats, des parpaings et des détritus s'entassent, donnant au lieu un décor lugubre. Perché sur une superficie de 14 ha, El Kettar est l'un des plus anciens et des plus grands cimetières d'Alger. A l'heure actuelle, il est saturé, ou presque. « La crise du logement ne touche pas uniquement les vivants », ironise un citoyen rencontré sur les lieux. Les habitants de Bab El Oued et de Climat de France notamment sont directement touchés par sa saturation. « Il arrive que quatre ou cinq morts se disputent le même trou », affirme notre interlocuteur avec sa touche d'humour. On déterre les anciens et... place aux « nouveaux » ! La végétation est la reine des lieux. Elle fait parfois le bonheur des riverains. En cette belle matinée de janvier, un vieil homme accompagné de ses petits-enfants s'échine à amasser des touffes d'herbe fraîche qu'il fourre dans des sacs. Renseignement pris, il ne s'agit aucunement d'une quelconque opération de nettoyage : la récolte servira à nourrir le mouton de l'Aïd ! Alger, selon Ahmed Djekhnoun, directeur général de l'Etablissement des pompes funèbres et cimetières (EGPFC), compte 141 cimetières toutes confessions confondues : 106 musulmans, 34 chrétiens et un israélite. Un patrimoine historique et religieux très riche qui a tendance à tomber en ruine. « La plupart de nos cimetières sont dans un état de désolation, je vous l'accorde », reconnaît le directeur général de l'EGPFC. « Il y a eu négligence, notamment durant les années de terrorisme qui ont rendu difficile la gestion de ces endroits. Mais les choses ont changé. Ce sont des lieux sacrés que nous avons repris en main. Nous ne faisons aucune différence de traitement entre les confessions et suivons la même procédure pour l'ensemble des sites, avec, notamment, des opérations de désherbage régulières », a-t-il expliqué. Les cimetières chrétiens et israélites, témoins de la colonisation française, sont de véritables musées à ciel ouvert. On y remonte le temps au gré des épitaphes et des photographies qui ornent les sépultures. A Alger, ces lieux ont connu des fortunes diverses. Malmenés pendant la décennie noire, ils n'ont pas été épargnés par les catastrophes naturelles qui ont touché la capitale ces dernières années. « La plupart des dégradations sont causées par la nature. Quand un olivier sauvage pousse sur une tombe, cela provoque son éclatement », souligne pour sa part Alain Bourdon, trésorier de l'Association pour la sauvegarde des cimetières en Algérie (Asca), dont le siège est basé en France. Les vicissitudes de la nature n'ont pas été, toutefois, les seules à avoir détérioré ces lieux sacrés. `

Profanations

Pour notre interlocuteur, « les cimetières français ont également connu un certain nombre de profanations. Des profanations antichrétiennes et antifrançaises. Il y a aussi des profanations liées à un souci de récupération économique. Le marbre des stèles a été volé. Certains cherchaient aussi dans les tombes des bijoux ou des ossements destinés à la sorcellerie. Enfin, des cimetières ont fait l'objet d'un pur vandalisme. Tout le monde a une part de responsabilité : les autorités françaises n'ont rien fait pendant longtemps, les autorités algériennes ne s'occupaient pas des parties communes et les familles à qui incombe la tâche de l'entretien des sépultures. » Le témoignage d'Alain Bourdon est corroboré de façon claire par les réalités du terrain. Le modeste cimetière chrétien de Aïn Benian porte les stigmates du temps et des inondations du 10 novembre 2001. Bordées par des arbres fantômes, dénaturés par le vent, les tombes grignotées par l'air marin sont, dans la plupart des cas, en bon état. Mais certaines ont le ventre ouvert, le marbre craquelé laissant apparaître des fissures importantes. Les éléments décoratifs en fer forgé ont subi, au fil des ans, les assauts dévastateurs de la pluie. Contigu au cimetière musulman, le cimetière chrétien rassemble des tombeaux de familles aux noms qui fleurent bon le métissage. Casanova, Lancelot, Galiana, Llorca, di Meglio... Séparé de la mer par la route, il a quasiment les pieds dans l'eau, rappelant le cimetière marin chanté par Brassens.

Des vivants côtoient les morts !

Premier saisissement à l'entrée du cimetière : il n'y a pas que des morts ici. A gauche du portail, du linge sèche. La famille du gardien y a organisé sa vie. Un chien jaune garde l'entrée d'une chapelle mortuaire, transformée en « annexe » d'un poulailler. Une jeune fille prend le soleil sur un muret et s'enfuit en courant à la vue des visiteurs. Reste un drap qui flotte dans le silence. Et une étrange sensation : comment les vivants cohabitent-ils avec les morts ? Mais ce n'est rien encore... Au cimetière Sidi Yahia vivotent 34 familles. Une situation qui dure depuis des dizaines d'années. Seifdine, jeune homme de 32 ans au sourire doux et désabusé, sera notre guide. Il est né ici, au milieu des tombes. Alors que le cimetière semble assez bien entretenu, les familles s'entassent autour du mausolée du saint Sidi Yahia. Leur histoire personnelle se confond avec la grande Histoire : en 1949, après l'explosion d'une bombe dans La Casbah, des citoyens trouvent refuge ici, dans des habitations qui, alors, se trouvaient en dehors de l'enceinte du cimetière. Lorsque celui-ci est étendu, ils se retrouvent, du coup, à l'intérieur. Chassées par le terrorisme au début des années 1990, d'autres familles sont venues s'installer ici « à titre provisoire ». Mais le provisoire s'est installé dans la durée. Autour du mausolée, les habitations s'imbriquent. La présence de télévisions, de paraboles et de frigidaires crée une sorte de discordance avec la situation sanitaire déplorable. Les intérieurs soignés n'empêchent pas la misère de suinter. Les WC sont dans un piteux état et, après le tremblement de terre de mai 2003, un pan de leur mur s'est même effondré. Les habitations sont terriblement humides et les eaux pluviales dégoulinent à travers les plafonds en tôle ondulée. « Les élus viennent, regardent, font des promesses mais il ne se passe jamais rien. Mon grand-père est rongé par le froid », regrette Seifdine, désignant la peinture écaillée qui s'étale au-dessus du vieil homme alité. Mimoun, l'un des doyens du lieu, a la peau burinée, de petits yeux noirs et vifs et le rire facile. Il montre sa chambre de 16 m2, qu'il partage avec sa femme et 7 autres membres de sa famille. Deux lits sont faits. Le lieu contient une armoire, une commode, un frigo et une vieille cuisinière. C'est tout. Mimoun est arrivé ici en 1955 et n'a pas perdu espoir de déménager. Pour le moment, il montre du doigt les larges traces d'humidité qui rongent les murs et peste contre les insectes qui envahissent l'endroit, surtout l'été. Dehors, Seifdine se faufile entre les tombes pour nous montrer l'endroit où un égout déverse ses eaux usées à ciel ouvert, faisant courir aux habitants des risques de maladie. Pour autant, cet endroit oublié de tous n'en finit pas d'accueillir des nouveaux venus : une famille s'y est installée il y a 3 jours à peine... De nombreux enfants s'égaillent dans les tombes. Drôle d'endroit pour jouer à cache-cache ! « Ce n'est pas normal de grandir dans un cimetière. Beaucoup de gens, ici, ont des maladies mentales », explique Seifdine. La peur de la mort prend ici une résonance particulière et les habitants redoutent un prochain tremblement de terre. Car ils savent que personne ne viendra les aider. Cette situation n'est pas pourtant spécifique au cimetière de Sidi Yahia, 106 familles habitent à El Alia. A l'opposé de cette misère humaine, le cimetière chrétien d'El Madania (ex-Salembier) est ce qu'on pourrait appeler un cimetière... résidentiel. Situé sur les hauteurs d'Alger, il est clôturé par un haut mur d'enceinte immaculé. Un grand et lourd portail en fer s'ouvre sur un très bel endroit, au charme suranné. Le cimetière a gardé son lustre d'antan. De jolis bancs en pierre, de nombreuses fontaines aujourd'hui taries et sans doute l'une des plus belles vues sur Alger et sa baie. Une image de carte postale ! Les lieux semblent bien entretenus. Les pouvoir publics, faut-il le souligner, ont fait des efforts pour réhabiliter les nécropoles de la capitale à l'instar du cimetière de Saint Eugène, à Bologhine, visité par le président français Jacques Chirac en mars 2003. « Le haut du cimetière est en très mauvais état, mais j'ai fait le pari de le rénover », explique le premier responsable de l'EGPFC, dont les bureaux donnent directement sur le cimetière. « 80% du lieu sont en bon état. Même si l'entretien des tombes revient aux privés, nous en avons remis certaines en état, notamment celles qui avaient été profanées », dit-il en montrant des coulées de béton récentes. Les palmiers donnent un air de villégiature au plus grand cimetière chrétien d'Alger (18 ha). Ici, sont enterrés des hommes de lettres, des politiques, des consuls, des proviseurs... Les plus grandes familles sont enterrées dans la partie basse du cimetière et les militaires ont leur propre carré, remis à neuf. Les croix blanches et trapues parsèment une herbe veloutée. L'exception : une tombe, plus haute, plus large, entourée d'un grillage ouvragé. C'est celle de Mme Garcin, décédée le13 octobre 1894 et mariée en 1831 à Breuil, maître cordonnier des Zouaves. Il s'agirait du premier mariage d'une Française en Algérie. Une autre porte s'ouvre et c'est le cimetière israélite. Les inscriptions en hébreux côtoient l'alphabet latin. Des photographies laissent entrevoir une moustache passée de mode ou une mise en plis impeccable. Des sourires figés dans une jeunesse oubliée. Ce cimetière possède deux magnifiques monuments restaurés dans le style oriental, dont un abrite les restes de plusieurs grands rabbins revenus d'Espagne au XVè siècle. Les tombes sont plus souvent entourées de béton et non de terre battue, ce qui évite aux herbes sauvages de pousser dans tous les sens. Malgré tout, la nature se développe sous les dalles, craquelle le béton et certains tombeaux sont de guingois suite aux récentes secousses sismiques. Au-dessus de ces tombes juives, la basilique Notre-Dame d'Afrique veille, ses ocres se détachant sur le bleu du ciel. Soudain, l'appel à la prière résonne. La croix, l'étoile et le croissant sont réunis dans ce lieu paisible.



 

Par Olivia Marsaud

 

El Wattan 14 Novembre 2007

65 OOO tombes et des allées détériorées

Le cimetière El Kettar sera réaménagé

Mes grands-parents y sont enterrés. Le premier l'a été en 1930. Le cimetière d'El Kettar était proche de La Casbah où résidait ma famille. » Moh qui habite à la Rampe Louni Arezki en garde toujours une certaine nostalgie.



 

L'endroit ne peut échapper aux regards de ceux qui transitent par cette rue grouillante de Bab El Oued : ce cimetière qui date de 1838 s'étend à perte de vue. Ce lieu que l'on appelait Dar El Ghrib (La demeure de l'inconnu) puisque n'y étaient « ensevelis » que les étrangers à la cité. L'appellation actuelle, El Kettar, est due aux opérations de distillation de jasmin dans le monument de la Bridja. « Plus de 65 000 tombes se trouvent dans cet espace de 14 ha. Les allées sont encombrées et sont occupées par 1300 tombes », relève Ahmed Djakhnoun, directeur de la Société de gestion des pompes funèbres (EGPFC). Sur les 141 cimetières que compte la wilaya, 45 sont gérés par l'Egpfc, dont 28 sont pour les confessions chrétienne et israélite. El Kettar est l'un des cimetières les plus tentaculaires de la capitale où sont enterrés les morts des quartiers qui l'entourent : La Casbah, Oued Koreich et Bab El Oued dont il épouse les contours. Selon M. Djakhnoun, une étude de faisabilité pour le transfert des corps vers un espace se trouvant du côté du MDN a été menée par le CNERU. Toutefois, les opérations ne peuvent être réalisées en raison de la nature du terrain accidenté et des arbres centenaires, difficiles à déraciner, qui s'y trouvent. « Toutes les allées sont occupées, il en reste certaines que nous devons aménager. Une enveloppe de 20 millions de dinars à été engagée à cet effet et les travaux ne sauront tarder. Seules des réouvertures des tombes sont possibles. On en fait en moyenne 2 à 3 par jour », soutient-il en affirmant que pour libérer les allées, il fallait aussi exhumer les corps, « chose qui n'est pas évidente ». Le cimetière, où reposent d'illustres personnages comme Boudia Rouiched, Papou, K'sentini ou encore El Anka, est sorti de sa sérénité avec l'affaire des faux marbriers, toujours en instruction au niveau de la justice. Accusés de saccage de 17 tombes dans la nuit du 26 au 27 mars dernier, trois marbriers sont passés devant le magistrat près le tribunal de Bab El Oued. Le motif de leur « geste malheureux est, soutient le directeur de l'EGPFC, la concurrence qu'ils se livraient pour s'approprier le marché ». Appréhendés par les agents de sécurité de l'EPIC, ces faux marbriers, âgés de 30 à 40 ans, ont été présentés devant le procureur de la République qui les a mis sous mandat de dépôt. L'un d'eux a été condamné à trois ans de prison, alors que les autres ont été libérés. Des occupants dans le cimetière, il y en avait beaucoup à l'époque. « L'un des impliqués dans l'affaire des ''faux marbriers'' avait une baraque que l'APC a détruite en le faisant bénéficier d'un logement », insiste le directeur. Cependant, ceux qui occupent depuis toujours cet espace qui s'apparente à une grande nécropole sont les Ouchefoun dont l'un des membres fut l'un des premiers fossoyeurs du cimetière en 1880. « Le conservateur actuel occupe les lieux depuis plus de 40 ans. Il a entamé des procédures pour bénéficier d'un logement social participatif auprès de l'APC de La Casbah », relève M. Djakhnoun. Seule satisfaction, La Bridja, monument funéraire qui a été restauré avec l'aide de l'APCA. Cosider s'y est mis pour sa part « pour réhabiliter cet espace qui servait de lieu de repos aux gens venus des différents marchés de la capitale », soutient le directeur. C'est là où sont célébrés le 3e et le 40e jours d'un décès. Avant, on y faisait la prière de l'absent, ensuite, il fut « livré » aux délinquants qui en ont fait leur point d'attache avant qu'il soit récupéré. Pour le directeur, 12 agents de sécurité se relaient pour surveiller le cimetière et font tout pour que les anciennes pratiques ne soient plus de mise.



 

Par Nadir Iddir

 

LE QUOTIDIEN "LE SOIR D'ALGERIE"

23/04/2007

Accusés de saccage de tombes au cimetière d'El KEttar

Trois individus écroués

Accuses de vol et de dégradation de tombes au niveau du cimetière musulman d'El Kettar, trois individus ont été écroués, hier, après avoir comparu devant le procureur de la république près le tribunal de Bab El Oued. Les mis en cause, a-t-on appris de sources sûres, ont procédé, il y a quelques semaines, au saccage de 17 tombes. Des actes qui ont fait réagir l'Etablissement de gestion des pompes funèbres et des cimetières de la capitale (EGPFC), qui, aussitôt mis au courant de l'incident, a déposé plainte. Après une enquête diligentée par les services de la Sûreté nationale, trois individus ont été arrêtés. Selon le directeur de l'EGPFC Djeknoun Ahmed, les mis en cause ne sont autre que de faux marbriers activant au sein même du cimetière d'El Kettar. Pris d'un accès de jalousie incompréhensible, les trois marbriers concurrents ont procédé au saccage systématique des tombes construites par chacun d'entre eux. «Aveuglés par des buts mercantiles des plus vils, lesdits marbriers, a ajouté M. Djeknoun, ont piétiné toute règle de respect ou de considération pour ce lieu saint». D'après notre interlocuteur, les trois marbriers indélicats ont été placés sous mandat de dépôt. Profitant de l'occasion, le directeur de l'EGPFC a tenu à assurer que dorénavant, aucun acte de saccage ou de dégradation dans les cimetières de la capitale ne sera toléré et que son auteur sera sanctionné. Lieu de prédilection pour les voyous, les délinquants et autres drogués, le cimetière d'El Kettar, a affirmé M. Djeknoun, n'est plus comme avant. «Depuis cinq ans, aucun acte de saccage ou de vandalisme n'a été enregistré à travers tous les cimetières de la capitale», a-t-il relevé. Pour mieux entretenir les dix-sept cimetières gérées par cet Epic, des agents de sécurité sont installés à travers tous les cimetières, «chrétiens, juifs ou musulmans de la wilaya d'Alger», a-t-il encore ajouté.

Aomar Fekrache

 

 

 

LE CIMETIERE D'EL KETTAR

AU COUR DE MA VISITE LE MOIS D'AOUT 2008

 

 

DSC00604

 

EN HAUT L'ENTREE DU CIMETIERE D'EL KETTAR

 

 

DSC00605

 

VUE SUR BAB EL OUED "HAUT" A PARTIR DU CIMETIERE D'EL KETTAR

 

 

 

DSC00606

 

VUE SUR BAB EL OUED COTE ST EUGENE A PARTIR D'EL KETTAR

 

 

DSC00607

 

VUE PANORAMIQUE A PARTIR DU CIMETIERE D'EL KETTAR

 

 

DSC00608

 

VUE SUR LE VERSANT SUD CIMETIERE D'EL KETTAR

 

 

 

DSC00609 

 

VUE SUR LE VERSANT NORD CIMETIERE EL KETTAR

 

 

 

DSC00610

 

ALLEE SUPERIEUR DU CIMETIERE D'EL KETTAR

 

 

 

DSC00611

 

LA TOMBE DE MA FAMILLE  (MON FRERE, MON PERE, MA MERE)

Vous remarquerez que les vandales sont passer par là.....

Destruction de la partie basse.

 

 

 

DSC00614

 

L'ALLEE DEVANT LA TOMBE DE MES PARENTS

voici ce qu'on appelle l'entretien des Allées,?......

 

 

 

 

DSC00615 LES HERBES SAUVAGES ET CE QUI RESTE DES ALLES.... 

 

 

 

DSC00616

 

MA FILLE ARRACHANT LES VIEILLES HERBES DEVANT LA TOMBE DE CES GRANDS PARENTS.

 

 

 

DSC00620

 

PLUS BAS DU CIMETIERE DES BOUTEILLES DE PLASTIQUES PARTOUT

 

 

BARAKI

LES AUTRES CIMETIERES DE LA CAPITALE PROFANES

EL WATTAN DU 07/10/2008

Sidi Rezine (Baraki) : Cimetière profané



 

Les familles des différentes localités de Baraki sont mécontentes de voir les tombes de leurs disparus sous les flaques d'eau suite aux importantes précipitations qui se sont abattues récemment sur la région. En effet, le cimetière de Sidi Rezine, situé à quelques enclabures de la ville de Baraki, se trouve depuis des années dans une situation d'abandon lamentable. Sans clôture, ce lieu ne cesse de subir des actes de profanation. Avoisinant un chantier de construction et des maisons rurales, le cimetière est devenu un véritable dépotoir d'ordures et parfois un espace de jeux fréquenté par les enfants, et voire même par des délinquants. En principe, les morts inhumés dans ce lieu doivent être sans exception respecté en termes de loi et de moralité.



 

Par E. Y.

 

 

 

 

Sites de France


Article ajouté le 2008-06-30 , consulté 447 fois

Commentaires


Nanodu36 le 27/07/2009 à 02:06:37
Un message pour Fido
Merci de tes commentaires,tes photos seront les bienvenue,cela nous permettra peut être de faire bouger les consciences.
Tu peux me les transmettre via mon Mail.
¨Porte toi bien
et encorre merci de ta visite
Ciao
Le Webmaster Les 3 Horloges"
chido le 22/07/2009 à 16:46:13
Je viens de tomber sur le lien des cimetières. Moi aussi je suis allé en Octobre 2008 sur la tombe de mes aïeuls à Blida. La tombe de mon arrière grand père, son père et son grand père, c'est vous dire que cela remonte, (la tombe) aux environs de 1750. Cette tombe avait un "chahed" en forme de colonne surmontée d'un turban, courant chez les turcs. Démolies pendant les événements derniers. Cette colonne a été émiettée de peur que nous la reconstituons. Quand à la tombe, elle a été recouverte d'immondices. Et dire que ce sont des gens qui se prétendent Musulmans qui ont fait cela. Qu'elle tristesse pour une telle ignorance et intolérance. Cette tombe se trouve à Sid El Kebir à Blida, d'où ma famille est originaire.
Quant à celle de mon père et de mon grand père à El Kettar, mon frère a du la refaire complètement, pourtant elle était anonyme et sans fioritures. Mais alentour quelle désolation. J'ai pris des photos, mais je n'ai jamais osé les publier. Pas une tombe n'a échappée au vandalisme de cet Islam rigoriste que l'on veut imposer au peuple Algérien, qui dans sa majorité est des plus tolérants qui soit en matière de religion, et il n'y a qu'a lire le coran pour s'en convaincre, qu'il n'y a aucune obligation en Islam, Je pense donc je suis et chaque croyant est responsable devant son Dieu.
Que Dieu leur pardonne, et que la paix et la fraternité règne dans ce pays ou le peuple n'aspire qu'a cela.
Amitié à tous les visiteurs du site

Nanodu36 le 18/10/2008 à 14:56:07
Mes chères Amies,
Kad,Morane,Francette,et tous les autres.
Merci d'avoir eu une pensée pour nos disparues.
Bien Cordialement
Nanodu36

kad le 18/10/2008 à 14:20:13
le souvenir et la tristesse sont au fond de nos coeurs,est ce la faute des personnes de là baS, je pense que c'est la faute au systeme en France on y viendra ou tu marches ou tu creve.
pensées à nos morts
Nanodu36 le 10/09/2008 à 13:06:46
J'Espére que ce mois de Ramadhan apportera un peu de compassion,afin qe les Autoritées concernées (entre autre le EGPFC) mettront les moyens, afin de retrouver ce lieux dans un état acceptable.
Nous verrons comme avant lors des fêtes de l'Aid, les
familles se receuillirent devant les tombes de leurs defunts (Que tous reposent en paix)
Merci de ta Visite Francette
Nanodu36 (Le Webmaster)
Francette site : http://franc7.e-monsite.com/ | le 10/09/2008 à 08:38:21
Nos chers défunts que nous pleurons tous Nano ! c’est triste.
MORANE DU 93 le 14/08/2008 à 14:29:14
ET VIVE DEGAULE

Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " BAB-EL-OUED "

Retour aux articles


Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever