LE COIN DU BOUQUINISTES (ALGERIE)

INFO
Le Quotidien EL WATAN du 26/10/2009
Fin de polémique sur la délocalisation du 14e salon international du livre d'Alger (SILA). La manifestation se déroulera sous un chapiteau blanc, sur l'esplanade du complexe sportif 5 Juillet, à partir de demain et jusqu'au 6 novembre prochain. Hier, lors d'une conférence de presse animée au même endroit, Smaïl Ameziane, commissaire du Salon, a annoncé la présence de tous les éditeurs algériens. Le transfert de la manifestation du Palais des expositions de la Safex vers l'esplanade du 5 Juillet avait suscité la colère des deux syndicats des éditeurs (SPL et SNEL) lesquels avaient menacé de boycotter le Salon. « Nous n'avons aucune difficulté avec les éditeurs tant algériens qu'étrangers », a précisé Smaïl Ameziane, assis à côté de Youcef Sayah, Samia Chikh, Bouzid Harzallah et Hassan Bendif, membres du comité d'organisation. Une manière de suggérer que tout est rentré dans l'ordre.
Le nombre des éditeurs algériens est de 145. « Je n'ai aucun problème avec les éditeurs. Ce sont tous des collègues. Et je respecte l'éthique professionnelle », a soutenu M. Ameziane. Avec des éditeurs venus de 25 pays, le nombre global des participants sera de 343, alors que celui des ouvrages avoisine les 120 000 titres. L'installation du chapiteau et des stands est assurée par les entreprises algériennes Astalavista et Exposign. « Astalavista est issue de l'Ansej. Il n'y a ni euros ni dollars, pas d'étranger. Les prix des chapiteaux et des installations sont connus par l'Etat et les particuliers », a-t-il indiqué. L'espace est loué à 1500 DA le mètre carré. Le prix est identique pour les chapiteaux et pour l'équipement des stands.
Le chapiteau qui abrite le Sila s'étale sur une superficie de 20 000 m². Interrogé sur la censure, M. Ameziane a soutenu que tous les salons, notamment dans les pays arabes, sont codifiés par « des lois relatives à l'outrage aux institutions, à la morale, à l'extrémisme. Il y a beaucoup d'ouvrages que vous n'aimeriez pas voir circuler. Les livres qui portent atteinte à la moralité ou prônent le radicalisme religieux ne sont pas admis. L'ENTV n'est pas Canal Plus. Il y a des films qu'on ne voit pas en famille. L'Algérie est le seul pays où l'on évoque la censure », a-t-il affirmé. Selon lui, les livres des auteurs spécialisés dans la propagande du mal ne peuvent être exposés. « Ils ne sont vendus ni ici, ni en Tunisie, ni au Maroc. Il y a des commissions interministérielles qui me dépassent. Elles sont là pour voir s'il n'existe pas de livres qui font du mal au pays. Ce n'est pas plus compliqué que cela », a indiqué le commissaire du Sila, soulignant qu'il était défenseur de la liberté d'expression en tant qu'éditeur. « Personne n'a été censuré chez Casbah Editions », a-t-il ajouté. A une question relative sur le dernier roman-pamphlet de Mehdi El Djezaïri, Poutakhine, publié à compte d'auteur, M. Ameziane a répondu que la censure ne touchera aucun ouvrage algérien. Le domicile de Mehdi El Djezaïri a subi une perquisition policière vendredi 23 octobre 2009. L'ouvrage n'est pourtant pas interdit par la justice. Smaïl Ameziane a qualifié de « politique » la décision de transférer l'organisation du SILA de l'Agence nationale d'édition et de publicité (ANEP) à un commissariat sous l'égide du ministère de la Culture. L'ANEP a, selon lui, discrètement pris part à l'organisation du Salon. La présence visible d'agents de sécurité privés est, d'après M. Ameziane, liée au fait que le chapiteau est dressé en extérieur.
La présence est, selon, sécuritaire et non policière. « Nous devons assurer la sécurité des biens et des visiteurs. Je souhaiterais qu'il n'y ait pas d'incident. Le chapiteau est sous télésurveillance. Ce qui m'importe est le respect du public. Je ne veux pas qu'on vole un sac ou un portable à un visiteur. Je veux que les familles soient à l'aise », a-t-il dit. Le slogan du Sila, « Le roi livre », inspiré visiblement de la tragédie de William Shakespeare Le Roi Lear, a été choisi, selon, par un panel composé d'une vingtaine de personnes. « Le choix a été fait après débat. Le roi livre est un slogan léger. Il nous a plu et nous l'avons adopté », a-t-il indiqué. Détaillant le programme, Bouzid Harzallah a annoncé une table ronde sur les femmes romancières arabes qui aura lieu le 2 novembre en présence de l'Irakienne Inaâm Kachachi, de la Marocaine Khenata Bennouna et de l'Algérienne Amel Bachiri (qui vit à Dubaï). Selon lui, des auteurs et journalistes de Ghaza, d'El Qods et de Ramallah animeront des conférences sur la situation de la culture dans les territoires palestiniens. La Palestine et l'Afrique sont les invités d'honneur du Salon. Un récital sera consacré au poète Azzedine El Menasra. « Je le considère comme le digne héritier de Mahmoud Darwich. Il a déjà enseigné en Algérie pendant huit ans », a souligné Bouzid Harzallah. Hommage sera rendu à la romancière algérienne Ahlem Mostaghanemi, au défunt poète Omar El Bernaoui, auteur du chant patriotique (nachid) Min adjlika ichna ya watani et à Francis Jeanson, fondateur du célèbre réseau de soutien aux combattants de la guerre de Libération. Selon Samia Chikh, une table ronde abordera les problèmes et les perspectives de l'édition en Afrique. Des auteurs, présents à Alger durant le deuxième Festival culturel panafaricain (Panaf) de juillet dernier, reviendront sur les résidences d'écriture. « On va parler de cette expérience et découvrir les fruits des résidences. Des auteurs africains liront les textes d'écrivains algériens », a-t-elle noté. L'Ivorienne Tannela Boni et le Camerounais Eugène Ebodé seront, entre autres, les invités du SILA. L'évocation de Kateb Yacine fera l'objet d'une conférence qui sera animée par Abdelaziz Boubakir, Rachid Boudjedra et Omar Chaâlal. Youssef Sayah a mis l'accent sur deux autres importantes tables rondes : « L'axe Paris-Alger-Le Caire dans l'imaginaire politique français » présentée par Paul Balta et Ahmed Youcef ainsi que « El Qods et la Palestine : situation et perspectives », modérée par Hocine Belalloufi et animée par le Palestinien Hassan Balawi, le Belge Sébastien Boussois, l'Italienne Paola Caridi et le Français Alain Gresh. La littérature sud-américaine ne sera pas en reste.
L'Algérien Sadi Lakhdari, chargé des hautes études ibériques à la Sorbonne de Paris, animera avec l'écrivain chilien Sergio Macias, l'art d'écrire en Amérique latine. Juan Castilla Brazalès, directeur de l'Institut arabe de Grenade, fera, jeudi 29 octobre, une présentation de son dernier ouvrage Il était une fois en Andalousie. Autre rendez-vous intéressant : la conférence de Jean Bricmont, « Responsablité de protéger et Cour pénale internationale : vers une justice pour les pays du Sud ? », qui sera présentée par Meriem Abdou. La critique littéraire au Maghreb fera l'objet d'un débat animé, entre autres, par la Tunisienne Imen Laâbidi, le Marocain Abdeljalil El Azadi et l'Algérien Ahmed Mennour. Aucun prix littéraire ne sera accordé cette année. D'habitude, l'Association des libraires algériens (Aslia) organisait une sélection des meilleurs ouvrages. Pour Smaïl Ameziane, le retrait de Aslia est dû au fait qu'il ne pouvait pas y avoir deux gestionnaires pour le Salon du livre. « J'invite la presse à organiser le concours des meilleures œuvres littéraires. Montez un jury international et faites-le. Les éditeurs ne peuvent pas le faire car on ne peut être juge et partie », a-t-il dit. Le SILA sera-t-il maintenu à l'avenir à l'esplanade du 5 Juillet ? « C'est au public de décider ! », a répondu Smaïl Amziane. Invités au Salon, Amin Malouf, Jorge Semprun, Regis Debray et Antoine Sfeir n'ont pu faire le déplacement à Alger. « Ils ne pouvaient pas le faire en raison d'un agenda chargé. Mais ils promettent de venir l'année prochaine », a précisé Youssef Sayah.
Par
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Eveline Caduc - La Maison des chacals (Extrait) Entretien de Séverine Laurent avec Eveline Caduc sur La Maison des chacals
HISTOIRE DE LA DECOLONISATION
POUR EN FINIR AVEC LA DECOLONISATION
LE TORRENT DE LA DIGUE
LA VRAIE BATAILLE D'ALGER
ANDRE CHOURAQUI
LE SIECLE DE GERMAINE TILLION
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CONTES DE LA TRADITION ORALE KABYLE
Voir aussi l'Exil de Jean Amrouche (Son Poeme)
LE RAVIN DE LA FEMME SAUVAGE
LES ARCHS TRIBUS BERBERES DE KABYLIE
ENGAGEMENTS SOCIAUX ET QUESTION NATIONALES
LES COLONS
LES NOUVEAUTEES

Alors que Younes n'a que neuf ans, son père, paysan ruiné par un spéculateur autochtone, perd ses terres ancestrales. Accablé, l'homme doit se résoudre à confier son enfant à son frère, un pharmacien parfaitement intégré à la communauté pied-noir d'une petite ville de l'Oranais. Le sacrifice est immense. En abandonnant son fils, l'homme perd du même coup le respect de lui-même.
Mais les yeux bleus de Younes et son physique d'ange l'aident à se faire accepter par cette communauté aisée de province. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi de jeunes colons dont il devient l'inséparable camarade. Il découvre avec eux les joies de l'existence et partage leurs rêves d'adolescents privilégiés que ni la Seconde Guerre Mondiale ni les convulsions d'un nationalisme arabe en pleine expansion ne perturbent. Jusqu'au jour où revient au village Émilie, une jeune fille splendide qui va devenir la vestale de nos jeunes gens. Naîtra ainsi une grande histoire d'amour qui mettra à rude épreuve la complicité fraternelle des quatre garçons, écartelés entre la loyauté, l'égoïsme et la rancune que la guerre d'Indépendance va aggraver.
La révolte algérienne sera, pour Younes-Jonas, sanglante et fratricide. Il refusera de laisser détruire l'amitié exceptionnelle qui l'unit à ces jeunes pieds-noirs ; il ne pourra tourner le dos à cet oncle et à cette tante qui lui ont offert une vie meilleure ; mais jamais il n'acceptera non plus de renoncer aux valeurs inculquées par son père : la fierté, la déférence envers ses ancêtres et les coutumes de son peuple, le respect absolu de la parole donnée, et, ce, quitte à mettre en péril l'amour déchirant qu'il a pour Émilie.
Avec la verve romanesque qu'on lui connaît, Yasmina Khadra éclaire d'un nouveau jour ce conflit ayant opposé deux peuples amoureux d'un même pays. La grande originalité de cette saga qui se déroule de 1930 à nos jours repose sur une courageuse défense de cette double culture franco-algérienne que l'Histoire a, de part et d'autre, trop souvent cherché à renier.
VOIR AUSSI SON ENTRETIEN AVEC L'HUMANITE
A LIRE AUSSI :
LES AMANTS DE PADOVANI
Auteur : Youcef Dris 
Dans l'Algérie des années 30, lorsqu'on s'appelle Amélie et Dahmane, les histoires d'amour n'ont pas droit de cité. Et ce sont les pages d'une vraie tragédie qui composent ce roman qui n'en est pas un.
La fille de Démontès mourra d'avoir "péché" avec un indigène ; le petit-fils de Fatma paiera d'une vie de malheurs une passion qu'il n'a pas su esquiver. Il y a dans "Les amants de Padovani", outre le souffle d'un grand drame sentimental, l'évocation douloureuse d'une Algérie accablée par l'apartheid colonial.
Les critiques de la presse Algérienne:
Critiques de la Presse Algérienne:
Les Amants de Padovani
Roman - Éditions Dalimen, Alger, 2004
Info Soir 21 septembre 2004
Dahmane et Amélie, un amour pathétique
Par Fethi A.
Evocation
Youcef Dris, auteur des Amants de Padovani, nous plonge
irrésistiblement dans un maelström de réminiscences passionnelles
grâce à une écriture incisive, concise et précise.
Son roman, à la fois émouvant et déchirant, nous interpelle au
détour d'une rue, d'une ruelle ou d'une petite venelle du populeux
quartier de Belcourt et de la rue d'Isly en ce début du XXe siècle.
Le roman de Youcef Dris nous rappelle à l'ordre pour méditer sur
l'amour idyllique de Dahmane et d'Amélie. Un amour fou, terrible et
envahissant, qui finira par imposer sa raison d'être dans une Algérie
stigmatisée par un siècle de colonialisme nourri à la mamelle de
l'indigénat scélérat. Comme dans un mauvais conte de fées, Dahmane
quitte son village de Kabylie, à la mort de son père en compagnie de
sa mère et de sa grand-mère Fatma, pour Alger. Ce fut un tournant
décisif dans la vie de Dahmane qui va alors vivre des moments
intenses auprès d'Amélie. Il ne la quittera plus, jusqu'à la mort
tragique de celle qui allait porter plus tard son enfant.
Ce fut d'abord «l'apprentissage» du petit Dahmane des us et
coutumes des «roumis» auprès de la famille de maître Démontes, qui
habitait la rue d'Isly. Acculé par sa fille Amélie, Me Démontes
inscrira «Dédé» à l'école maternelle, primaire et secondaire,
toujours en compagnie d'Amélie. Ensemble, ils décrochent le
baccalauréat dans les année trente.
Et c'est le basculement. Vacances à St-Raphaël et à Aix-en-
Provence, chez les grands-parents d'Amélie, qui accueilleront
le «petit indigène», ami indéfectible de leur petite-fille. A St-
Raphaël, c'est l'éclatement au grand jour de l'amour entre Dahmane et
Amélie.
Retour à Alger et vacances prolongées à la villa de Me Démontes,
à Pointe Pescade. Les sorties de Dédé et d'Amélie à la plage Padovani
font déjà jaser les pieds-noirs.
Sombre histoire pour une pathétique liaison d'amour ardent entre
l'«indigène» et la pied-noir. Ce sera le commencement de la fin, sur
fond d'apartheid colonial.
La grand-mère de Dahmane est impitoyablement chassée de son
poste de servante par Me Démontes, au bout de quinze années de bons
et loyaux services. Dahmane, injustement accusé de meurtre, est jeté
en prison par le père d'Amélie. Amélie, enceinte, est en exil forcé à
St-Raphaël où elle mourra en donnant naissance à un garçon !
Le roman de Youcef Dris est ponctué de scènes insoutenables sur
cette période précise de l'entre-deux guerres. Le lecteur est assuré
de recevoir une charge émotionnelle incommensurable.
Les Amants de Padovani, un roman à lire absolument.
F. A.
Alger 2004
Le Jeune Indépendant 17 mai 2004
L'amour au temps de la colonisation
par Ziad Salah
Youcef Dris, auteur de les Amants de Padovani paru chez
Editions Dalimen (Alger 2004), appartient à une génération qu'on
pourrait qualifier de pudique. En effet, l'auteur s'efface carrément
derrière le narrateur et s'interdit l'usage du «je».
Le choix de cette extériorité ou cet apparent effacement de soi
ne se traduit pas forcément par l'évacuation de tout sentiment du
corps du texte. Au contraire, ce premier roman de Youcef Dris déborde
d'humain : il retrace une histoire d'amour dans un cadre historique
particulier.
Il restitue l'histoire de Dédé (diminutif de Dahmane), que la
misère a chassé avec sa famille, de la Kabylie pour Alger, avec Amélie,
fille d'un notaire. Cette idylle aura lieu à la veille de la Seconde
Guerre mondiale. Le roman est tiré de faits réels, selon une note de
l'éditeur et selon les quelques photos publiées sous forme de
prologue.
Dans pareille situation, il est difficile de faire l'économie du
racisme diffus au sein de la communauté des pieds-noirs. Au fait, les
rapports de classes (pour reprendre le vocabulaire marxiste)
s'imbriquent des rapports de domination et des sentiments de haine
raciale.
Mais l'auteur ne mobilise pas ces dimensions de l'humain pour
les utiliser comme matériaux romanesques. Il n'empruntera pas ces
pistes et se gardera à restituer la trajectoire de Dahmane qui
récupérera son prénom après la disparition d'Amélie et sa sortie de
prison.
L'auteur donnera l'impression de livrer les résultats d'une
enquête. Donc, il ne déborde sur le sujet initial que rarement. Cette
restriction que Youcef Dris s'est imposée dans ce premier roman
semble des plus douloureuses. D'autant que l'auteur a dû être témoin
des affres des dernières heures de la colonisation puisqu'il est né
en 1945.
L'échec de la relation amoureuse entre Dédé et Amélie est
présenté comme une sorte de fatalité. Pourtant, la réaction de Lucien
Démontés, père d'Amélie et prototype du colon, est pour beaucoup dans
la déchéance de Dahmane. La tolérance existant entre la famille du
notaire et celle de Dahmane se rompra brutalement dès que la relation
amoureuse entre Dédé et Amélie prendra une tournure sérieuse.
Et, du coup, Dahmane (Dédé pour exprimer son intégration et son
assimilation de la culture française) se transformera en une sorte de
malédiction qui s'abattra sur la famille de sa bien-aimée. Cette
focalisation sur le particulier au détriment du global (une relation
amoureuse entre une Européenne et un Algérien au lieu des rapports
coloniaux), on la retrouve transposée même au niveau de l'espace.
On ne connaîtra presque rien d'Alger, Saint Raphaël ou Paris où
évoluent les protagonistes de l'histoire. A part des réduits très
fermés tels que la villa où habite la famille de Lucien Démontés, la
demeure des grands-parents d'Amélie à Saint Raphaël et le bar
qu'acquerra Dahmane à Paris.
D'autre part, tous les personnages de les Amants de Padovani qui
sont à cheval sur deux époques, deux cultures , disparaîtront. Le seul
survivant de cette tragédie est le docteur Lemoigne. En fait, le fils
de Dédé et d'Amélie. Mais il ne reconnaîtra jamais la paternité de
Dahmane.
Il doit sa survie à une omission volontaire pour ne pas dire à
un mensonge. Une brèche pour trouver une suite à cette histoire, Ou à
l'histoire tout court.
Les Amants de Padovani
Roman - Éditions Dalimen, Alger, 2004
L'Expression 3 février 2005
Quand l'amour se fait passion, déchirure puis mort, il ne peut
pas être conté dans une histoire à l'eau de rose.
Amélie et Dahmane, deux êtres innocents qui se tenaient par la
main, couraient dans une course éperdue vers des rives au ressac
tumultueux. Baignant dans leur innocence, ils ne savaient pas que
tout est fait pour les séparer, que leur passion et leur amour était
une histoire qui ne pouvait pas avoir de happy end. Youcef Driss se
fera le porte-parole de ces êtres emportés par la houle du temps. Il
racontera en 142 pages comment Dahmane quittera son village natal en
Kabylie à la mort de son père pour s'installer à Alger avec sa mère
et sa grand-mère.
Cette déchirure, il la vivra comme une libération. Sa mère se
remarie et il la voit repartir en Kabylie. Sa grand-mère Fatma qui
vivait en compagnie de sa soeur Zhira s'en va quérir une bouchée de
pain en travaillant à la maison de Me Demontes, un avocat très
sollicité à Alger durant l'époque coloniale. Elle gagnera très vite
l'estime de la maisonnée et deviendra très vite une confidente, une
oreille attentive pour les filles de Demontes privées de leur mère,
morte des suites d'une longue maladie.
Amélie, la cadette, se rapprochera très vite de Dahmane, devenu
Dédé pour faire bon genre dans cette Algérie où les prénoms à
consonance musulmane étaient mal acceptés. Avec l'âge, les deux êtres
fragiles se lient d'amitié, puis ce sentiment deviendra amour puis
passion débordante. Ils ne vivaient plus que pour se boire des yeux,
se dire des mots doux. Me Demontes qui ne pouvait rien refuser à sa
fille consent à inscrire «son petit indigène» dans une école
européenne. Il réussit ses études et décroche, tout comme Amélie son
baccalauréat.
Après des vacances passées à Aix-en-Provence chez les grands-
parents d'Amélie, les deux jeunes amoureux reviennent s'abreuver de
passion sous les parasols plantés dans le jardin de la maison de
l'avocat à la Pointe Pescade ou en faisant de longues promenades sur
l'allée du Padovani à Bab El-Oued, un quartier où les langues des
pied-noir commençaient à se faire perfides pour jaser et parler de la
petite pied-noir qui cassait toutes les convenances pour s'afficher
au bras d'un indigène. Dahmène est provoqué par un truand européen,
une bagarre, il se défend, un coup de couteau lacère l'air, et c'est
le drame ; c'est le début de la fin.
Son agresseur tombe raide mort. Accusé d'homicide volontaire,
il est emprisonné. Amélie, enceinte, s'exile à Saint Rapahel pour
donner naissance à un petit garçon avant de mourir. La guerre
mondiale, ses blessures, ses drames, Dahmène les vivra dans les
tranchées.
Démobilisé, il s'installe en France et réapprend difficilement
à vivre. Malade, il se fera soigner par un médecin qui sera intrigué
par la photo d'Amélie qui trônait dans un cadre sur la table de
chevet de la chambre de la clinique. Quelques jours plus tard, la
déchirure se fait profonde. La mère du médecin décède, mais avant de
tirer sa révérence, elle laisse à Dahmène une lettre dans laquelle
elle lui expliquera que son médecin soignant est son fils, né de son
idylle avec Amélie. La fin est peuplée de drames et l'ange de la mort
prend dans ses ailes les derniers espoirs du lecteur de clore
l'histoire sur une fin classique de: «ils vécurent heureux et eurent
beaucoup d'enfants». Dahmène cloué sur un lit d'hôpital est terrassé
par la mort.
Cette idylle, Youcef Driss l' a racontée sans complaisance sans
s'embarrasser de mots. Il la jette d'un trait à la face du lecteur
qui est emporté, au fil de la lecture, par des torrents de
compassion, de douleur et de tristesse. Un livre agréable à lire et
une histoire poignante et surtout débordante de vérité. L'auteur qui
a dans son escarcelle, un recueil de poésie (Grisailles paru aux
éditions Fennec) a déposé un recueil de contes pour enfants et une
oeuvre audacieuse qui consiste en une compilation de blagues bien de
chez nous.
S. BENSAYAH
Le Soir d'Algérie 29 janvier 2005
En toile de fond : c'est une Algérie vivant dans les années
1930. La cruauté née du colonialisme et puis une histoire d'amour.
Une histoire qui aurait sans aucun doute trouvé une fin heureuse à
notre époque. Amélie, la bourgeoise, et Dahmane, l'indigène, se sont
trop aimés pour se douter un instant de la tragédie qui les
attendait.
Un amour impossible en des temps imprévisibles, l'air n'est pas
à la romance encore moins à la passion mais plutôt au fiel de la
haine raciale. Sur Les amants de Padovani souffle un vent brûlant !
Après l'amour et la mort, l'écrivain nous invite à vivre chaque
seconde du drame de cet amour interdit.
Son roman, à la fois émouvant et déchirant, nous interpelle au détour
d'une rue, d'une ruelle ou d'une petite venelle du populeux quartier
de Belcourt et de la rue d'Isly en ce début du XXe siècle.
Ce fut d'abord "l'apprentissage" du petit Dahmane des us et
coutumes des pieds-noirs auprès de la famille de maître Démontes, qui
habitait la rue d'Isly.
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Tome 1 / 4ième de couverture |
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Martini a été de ces français qui, contrairement à Camus, ont préféré « la justice à ma mère ». Chirurgien de grande renommée, il met son savoir et son talent au service des algériens, rejoint le FLN en Tunisie, passe toute sa carrière dans l'Algérie indépendante et va jusqu'à se convertir à l'Islam pour épouser une algérienne… Martini parle en toute liberté, sans maquiller ses jugements, des gens qu'il a rencontrés, des événements qu'il a vécus, et il aurait pu en blesser beaucoup s'il avait tout raconté sur la place publique. Il est de ceux qui pensent que le bien ne fait pas de bruit comme le bruit ne fait pas le bien. Décidément, il y a des gens qui ne sont vraiment pas comme les autres, il n'y en a plus tellement, saluons-les lorsqu'il passent. Guy Sitbon |
EXTRAIT DE : france5.fr
Livres
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La Kahina
Gisèle Halimi
Ed. Plon, 2006
260 p. - 21 euros
Présentation de l'auteur - "Mon grand-père paternel me racontait souvent, par bribes, l'épopée de la Kahina. Cette femme qui chevauchait à la tête de ses armées, les cheveux couleur de miel lui coulant jusqu'aux reins. Vêtue d'une tunique rouge - enfant, je l'imaginais ainsi -, d'une grande beauté, disent les historiens (...) Devineresse, cette pasionaria berbère tint en échec, pendant cinq années, les troupes de l'Arabe Hassan." Ces quelques lignes sont extraites du Lait de l'oranger, écrit en 1988 et qui continue mon récit autobiographique initié avec La Cause des femmes. J'ai voulu clore ce cycle par La Kahina. Dans son contexte historique, je l'ai fait vivre, aimer, guerroyer, mourir. Comme mon père, Edouard-le magnifique, l'aurait peut-être imaginée. La Kahina était-elle son ancêtre ? Peut-être. L'ai-je aimée en la faisant revivre. Oui. Passionnément.
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Le livre noir du colonialisme
Marc Ferro
Ed. Hachette, 2004
1124 p. - 14,50 eurosPrésentation de l'éditeur - Cet ouvrage collectif et volumineux constitue une véritable somme sur le colonialisme à l'échelle du globe, du XVIe au XXIe siècle. Ses analyses détaillées, sa diversité d'approches, ses nombreux documents, sans oublier son ancrage dans l'actualité récente, feront le bonheur de tous ceux qui s'intéressent à ce sujet. Si l'on peut contester certains partis pris initiaux ou l'unilatéralisme de certains développements, l'ouvrage a le mérite d'être engagé et toujours solidement argumenté : il donne donc matière à débattre...
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Le ressentiment dans l'histoire
"Comprendre notre temps"
Marc Ferro
Ed. Odile-Jacob, 2007
223 p. - 21,50 eurosPrésentation de l'éditeur - Pourquoi une "guerre de cent ans" entre la France et l'Angleterre ? Pourquoi deux siècles de conflits entre la France et l'Allemagne ? Pourquoi des millénaires de persécutions entre juifs et chrétiens, et des siècles entre catholiques et protestants ? Pourquoi les Arabes invoquent-ils les croisades dans leurs chocs avec l'Occident ? Pourquoi les conflits sociaux et politiques à répétition ? Pour Marc Ferro, il faut y voir la part du ressentiment. Guerres de religion, révolutions, guerres nationales et de libération, fascisme et racisme, l'historien le plus créatif de sa génération passe l'histoire au crible de cette force obscure et ouvre des perspectives nouvelles. La violence dans l'histoire des hommes n'aurait-elle pas avant tout une origine psychologique ?
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Les harkis
Tom Charbit
Ed. La Découverte, 2006
8,50 eurosPrésentation de l'éditeur - Plus de quarante ans après la fin de la guerre d'Algérie, l'histoire des harkis reste singulièrement méconnue. Les oppositions caricaturales dans lesquelles ils sont encore enfermés - traîtres et collabos pour les uns, victimes et fidèles serviteurs de la France pour les autres - en témoignent de façon suffisamment régulière. Qui sont les harkis ? Ont-ils fait le "choix" de la France ? Celle-ci les a-t-elle "abandonnés" à des représailles prévisibles après le cessez-le-feu ? Comment ont-ils été rapatriés et accueillis en métropole ? Ont-ils été "intégrés" à la population française ? En privilégiant une perspective sociohistorique, dans le cadre plus large de la colonisation, ce livre offre, pour la première fois, une synthèse aussi détaillée qu'accessible des recherches menées sur cet épisode longtemps oublié.
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La guerre des mémoires
Benjamin Stora
Ed. L'Aube, 2007
8,90 eurosPrésentation de l'éditeur - Harkis, pieds-noirs, descendants d'esclaves ou petits-enfants de colonisés... la guerre des mémoires enfle. Chaque communauté, réelle ou autoproclamée, réclame une stèle, un mémorial, une loi. Communautarisme ! Atteinte à la République ! Maladie de la repentance ! Tandis que les uns crient au sacrilège, des associations noires et des enfants de l'immigration post-coloniale revendiquent simplement leur place dans le récit national. Dans un dialogue avec le journaliste Thierry Leclère, l'historien Benjamin Stora, spécialiste de la guerre d'Algérie et de la question coloniale, décode cette formidable foire d'empoigne, riche de passions, de douleurs enfouies et d'arrière-pensées politiques.
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La guerre d'Algérie
Mohammed Harbi, Benjamin Stora (dir.)
Ed. Hachette Pluriel, 2005
14,50 eurosPrésentation de l'éditeur - Véritable somme consacrée à la guerre d'Algérie, ce livre rassemble les contributions de plus de vingt historiens. Pour la première fois, contribuent ainsi côte à côte des historiens français et algériens, qui reviennent sur les principaux acteurs du conflit, sans laisser dans l'ombre les sujets de controverses - conflit entre FLN et messalistes du MTLD, massacres de harkis. Cet ouvrage éclaire aussi des points moins connus de l'histoire de la guerre d'Algérie, comme le rôle des femmes ou encore les luttes d'influence à l'intérieur de l'armée française. Enfin, il accorde une place substantielle à l'étude des expressions culturelles suscitées par la guerre, à l'institution des mémoires, au chantier des archives. Une synthèse sur ce conflit.
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Paris-Alger, couple infernal
Jean-Pierre Tuquoi
Ed. Grasset & Fasquelle, 2007
9 eurosPrésentation de l'éditeur - Depuis les accords d'Evian, les relations entre Paris et Alger ne se sont jamais apaisées, un mélange de douleur, mémoire, d'histoires personnelles et de contrats d'entreprises. Nos deux pays se détestent, se souviennent, se jalousent mais ils restent irrémédiablement proches et ne cessent jamais d'échanger. Jean-Pierre Turquoi nous raconte ici une histoire de famille cruelle et inattendue, dont Chirac, Bouteflika et Sarkozy sont les principaux protagonistes.
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La frontière invisible
Alice Cherki
Ed. Elema, 2006
181 p. - 20 eurosPrésentation de l'éditeur - Dans ce nouvel ouvrage, La frontière invisible, Alice Cherki poursuit une réflexion de plusieurs années, nourrie de sa pratique psychanalytique et de son expérience politique, sur la question de l'origine, des méfaits de l'identité, et surtout sur les enjeux psychiques es silences de l'Histoire dont sont porteurs les " enfants de l'actuel ". Plus singulièrement l'Algérie - colonisation, guerre entre la France et l'Algérie et l'émigration-immigration - est le point de départ privilégié de cette réflexion qui conduit à interroger l'après-coup traumatique des massacres et génocides qui ont marqué le XXe siècle. Comment les descendants des guerres, des violences coloniales, vivent-ils quand défaillent les représentations historiques et familiales ?
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Enrico Macias : Rien que du bleu
Gérard Calmettes
Ed. Christian Pirot, 2005
159 p. - 18 eurosPrésentation de l'éditeur - Il sera ingénieur, rêvait son violoniste de père. Le petit Gaston Ghrénassia miraculeusement doué pour la musique et le chant rêvait, lui, de sa guitare confisquée et vocalisait en secret. On n'échappe pas à son destin. Quelques images tombées d'une voix et d'une guitare suffisent à faire d'un inconnu un élu. Avec Adieu mon pays celui qui est désormais Enrico Macias devient le chantre des exilés. Il aurait pu n'être que le Tino Rossi des pieds-noirs, il va connaître un destin fabuleux. Pudique et chaleureux ce portrait, dépasse l'anecdotique pour introduire le lecteur au cœur même de l'inspiration qui fait un artiste et surtout un homme
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La République française
et les indigènes
Algérie colonisée
Algérie algérienne
(1870-1962)
Les Français redécouvrent le sort qqui ft réservé aux indigénes de leur ancien empire colonial.
L'indignation rétrospective ne suffit pas à comprendre les raisons pour lesquelles des hommes et des femmes ont pu être ravalés,pendant des décennies,au rang de sous-citoyens par ue république qui se proclamait patrie des droits de l'homme.
René Gallissot (Editions de l'Atelier) 2006
Ces quatre mois de voyage en Algérie font l'objet d'un livre: Algérie, Soyez les bienvenus! de Claire & Reno MARCA, publié aux éditions Aubanel et qui paraît le 06 novembre 2008.
Plus qu'un récit de voyage, cet ouvrage illustré est avant tout une aventure intérieure et intimiste au cœur de l'Algérie d'aujourd'hui, fraternelle, chaleureuse et si hospitalière.
Alger, l'Oranie, Constantine, le grand Erg Occidental mais aussi les Aurès, la Kabylie ou le Sahara, on y découvre le pays dans toute sa diversité.
Un livre témoignage fait d'une multitude de rencontres attac



Commentaires
Yves Dorsey le 05/01/2009 à 12:11:49Bonjour et merci pour ce site.
J'ai vu votre information sur le livre de Youcef Dris LES AMANTS DE PADOVANI, et cela ne m'étonne pas que la presse algérienne en dise du bien. En effet, j'ai lu et dévoré ce livre avec le bonheur de posseder un exemplaire dédicacé par l'auteur lui même lors du Salon Inrternational du livre de Paris 2003. J'ai également lu les critiques de presse et sur Internet sur le livre de Yasmina Khadra CE QUE LE JOUR DOIT A LA NUIT, et je suis persuadé que cet autaur à du lire et s'inspirer de youcef Dris car son roman a beaucoup de similitudes avec celui de Youcef Dris. Je tenais à le dire, dont acte. J'ai également lu le livre AFFAIRES CRIMINELLES de Youcef Dris, ainsi que la biographie (superbe en tous points de vue) du chanteur Algérien Guerouabi. J'apprécie cet auteur et j'attends toujours de lire ces nouveaux ouvrages, car son style est plaisant avec cette particularité qu'il fait dans le vrai et jamais dans la fuction (jusqu'à présent du moins). Bonne chance pour votre site.
Yves Dorsey
Nanodu36 le 27/12/2008 à 15:51:01
Monsieur Mabarki,
Merci de votre visite,dans ce coin de Littératures spécialisée sur l'Algérie.
Vos critiques,ou suggéstions sont les bienvenues.Personnelement je n'ai pas encore lu le livre de Khadra.Ce que je ferais trés prochainement.
Cordialement.
NB: Je n'ai pas eu le plaisir d'avoir votre Mail.
Vous pouvez si vous le souhaitez me contacter sur le mien. Encore Merci.
Mabarki le 27/12/2008 à 10:23:00
Bonjour
Je viens de découvrir votre site et m'y intéresse beaucoup. Je voudrais réagir à propos du livre de Yasmina Khadra CE QUE LE JOUR DOIT A LA NUIT. Je vopus signale que cet auteur s'est largement"inspiré" du roman de Youcef Dris LES AMANTS DE PADOVANI publié en 2003. Ce livre de Youcef Dris a fait l'objet d'un mémoire de fin d'études Licence Française à l'Université d'Oran et soutenu admirablement par mademoiselle Himri. Je le sais car j'étais le président du Jury. Donc, bien que Yasmina Khadra soit un bon auteur, il aurait mieux fait d'éviter de reprendre un livre déjà écrit, car les héros des deux ouvrages Amélie pour Dris et Emilie pour khadra et l'histoire d'un amour impossible entre un autochtone et une européenne d'Algérie est d'une ressemblance troublante. Youcef Dris affirme qu'il s'est inspiré d'une histoire vraie, et ilinsère dans son livre des photos graphies des héros de son roman. Au lecteur de juger.