INFORMATION ALGERIE "NEWS"
INONDATIONS A GHARDIA (01/10/2008)
(Le Jour de l'Aid el Fitr)
AFP
Algérie: au moins 13 morts dans des inondations à Ghardaia
ALGER (AFP) — Au moins treize personnes sont mortes et des centaines de maisons ont été détruites dans des inondations provoquées mercredi par de fortes pluies dans la région de Ghardaia à quelque 600 km au sud d'Alger, a annoncé jeudi la radio nationale algérienne.
Des pluies parfois diluviennes sont tombées dans cette région durant toute la journée, faisant monter les eaux des cours d'eau et provoquant des inondations.
Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, s'est rendu mercredi sur place où a été créée une cellule de crise.
"Le chiffre qu'on m'a donné avant de quitter Alger était de 13 morts et un disparu. Mais on n'exclut pas malheureusement d'autres victimes", a indiqué M. Zerhouni dans une déclaration citée par l'agence APS, après avoir rencontré les autorités locales à Ghardaia.
"Le survol que nous avons effectué nous pousse à dire que le bilan pourrait être malheureusement plus important", a-t-il ajouté, précisant que de "300 à 600 maisons" au moins avaient été atteintes par ces inondations, notamment dans les oasis.
Il a souligné que la priorité du gouvernement était d'abord de "porter secours aux populations qui sont toujours bloquées, les approvisionner en vivres et les loger".
"Les boulangeries ne fonctionnent pas, il n'y a ni gaz, ni électricité, les magasins sont inondés et leurs stocks sont probablement inutilisables", a-t-il constaté.
Des pluies incessantes sont tombées ces dernières 48 heures sur plusieurs régions d'Algérie, dont Djelfa, à mi-distance entre Ghardaia et Alger, où deux personnes dont un enfant de six ans ont trouvé la mort et six ont été blessées mardi après une crue subite de deux oueds.
AFP (Source)
VISAS

Le Quotidien "Le Soir d'Algerie"
Extrait
Le consulat général de France à Alger délivrera, à partir du 1er octobre 2008, des visas biométriques, a annoncé, hier, Francis Heude, consul général de France.
Les autorités françaises ont choisi de confier ces opérations à Telesmart, société française spécialisée dans ce type de prestations. «La délivrance de visas biométriques nécessite la présence de l'ensemble des demandeurs et donc des moyens importants en termes d'espace et de personnel. Notre prestataire de services, avec qui nous avons lancé une opération similaire en Chine, se chargera de l'accueil, de la prise des empreintes biométriques, du dépôt des dossiers et de la restitution des passeports», a souligné Francis Heude. Selon lui, les services consulaires conservent leurs compétences en matière d'instruction, d'octroi ou de refus de visa. A partir du 1er octobre, les demandeurs de visa pourront prendre rendez-vous via Internet ou par téléphone, puis seront invités à présenter leurs dossiers dans les locaux du prestataire de services. Ces locaux sont situés à Ben Aknoun, à proximité du ministère des Finances. Sur place, des agents se chargeront de la vérification des pièces du dossier et encaisseront les frais de traitement. Dans le cadre du lancement de cette nouvelle procédure, les frais de visa ont été revus à la hausse. Ils s'élèvent à 5 500 DA avec en sus 2 100 DA qui constituent la marge bénéficiaire du prestataire. «Après dépôt, le demandeur pourra suivre l'état d'avancement du traitement grâce à Internet. Une fois le dossier prêt, il sera averti par e-mail ou sms et pourra se présenter au siège de Telesmart pour récupérer son passeport», a indiqué le consul général de France à Alger. Outre la facilitation de la procédure, les autorités françaises ont décidé de prolonger la durée de circulation pour les visas. Ainsi, la durée maximale passe de 2 à 4 années.
T. H.
DERNIERES NOUVELLES
13 JUILLET 2008 AFP
Sommet UPM: Sarkozy salue "le geste de paix" des pays arabes
présents

PARIS - Le président français Nicolas Sarkozy a salué dimanche "tous les pays arabes" venus participer au sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM), qui ont "fait ainsi un geste de paix", lors de l'ouverture à Paris de la rencontre qu'il copréside avec l'Egyptien Hosni Moubarak.
"Je veux saluer le courage de tous ceux qui ont répondu à notre invitation", a lancé M. Sarkozy en ouvrant solennellement le "Sommet de Paris pour la Méditerranée".
Ce sommet regroupe les dirigeants de 43 pays, dont les 27 membres de l'Union européenne (UE) et quasiment tous les pays arabes du pourtour méditerranéen. Seule la Libye du colonel Mouammar Kadhafi boycotte la rencontre.
"Je veux saluer les chefs d'Etat arabes d'être venus ici, d'avoir accepté cette responsabilité et d'avoir fait ainsi un geste de paix (...). C'est ensemble que nous allons construire la paix en Méditerranée, comme hier nous avons construit la paix en Europe", a déclaré M. Sarkozy.
Il a estimé qu'un des enjeux majeurs de l'UPM était "d'écrire l'Histoire sur un pied d'égalité Nord-Sud".
Selon lui, ce sont "toutes les institutions de l'Europe qui sont unies autour du rêve d'unité méditerranéen".
"Je veux dire à mes amis et à mes partenaires d'Europe, au premier rang desquels Angela Merkel (chancelière allemande), que les pays riverains de la Méditerranée, comme la France, et les pays qui ne sont pas riverains de la Méditerranée ont un même intérêt: que la paix et la stabilité règnent dans la Méditerranée", a-t-il ajouté.
Mme Merkel a mené la fronde contre le projet initial du projet UPM de M. Sarkozy, qui souhaitait n'y réunir que les pays du pourtour méditerranéen, avant qu'un compromis n'intervienne.
S'adressant ensuite au chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, le président français lui a assuré qu'avec l'UPM, il ne s'agissait "pas d'effacer" le processus de Barcelone, lancé en 1995 entre l'UE et des pays du sud de la Méditerranée mais rapidement enlisé. "Il s'agit, à partir de l'acquis de Barcelone, de faire plus", a assuré M. Sarkozy.
S'adressant aux dirigeants assis autour de la table, il leur a lancé: "Le monde entier vous regarde. Il regarde du côté de la Turquie et de la Grèce, il regarde du côté de l'Algérie et du Maroc, il regarde du côté de la Palestine et d'Israël, il regarde du côté de la Croatie, il regarde du côté de l'Europe dans son ensemble, et ils se disent +est-ce que cette génération de responsables politiques sera à la hauteur de la paix?+".
"Nous ne trouverons pas la paix cet après-midi", a-t-il toutefois concédé. "Il faut surmonter nos désaccords, il faut surmonter nos divisions pour construire un instrument de paix au service de notre mer commune, la mer Méditerranée", a-t-il conclu.
Prenant la parole après son homologue français, M. Moubarak a de son côté lancé un appel "à la paix au Proche-Orient" en demandant aux Israéliens et aux Palestiniens de poursuivre leurs négociations.
(©AFP / 13 juillet 2008 16h28)
LA CARTE POUR MIEUX COMPRENDRE

Algerie Presse Service
du 13/07/2008
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[Aps 13/7/08] PARIS - Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a accordé dimanche à Paris, un entretien à l'APS, peu avant le Sommet fondateur de l'Union pour la Méditerranée. En voici le texte intégral :
Question 1: Pouvez-vous, Monsieur le Président, nous donner un aperçu qui nous permette de mieux appréhender le projet d'Union pour la Méditerranée?
Réponse: L'initiative française dévoilée en juillet 2007, avait pour ambition de bâtir une Union Méditerranéenne sur le modèle de l'Union Européenne. Elle prévoyait de réunir les seuls pays riverains de la Méditerranée pour s'engager, sur une base volontaire, dans des projets communs à géométrie variable. Cette nouvelle institution devait se déployer indépendamment du Processus de Barcelone et avoir ses institutions propres : Un Sommet biennal, une Co-Présidence, un siège avec un Secrétariat mixte et étoffé, des réunion ministérielles sectorielles et des agences spécialisées en charge de la gestion des projets. Les consultations, qui ont eu lieu durant le deuxième semestre de l'année dernière, ont illustré un intérêt plus ou moins marqué de la plupart des pays du Sud de la Méditerranée et des interrogations suivies d'une forte opposition des grands pays européens. Les négociations inter-européennes engagées à ce sujet se sont avérées ardues, et ont progressivement abouti à un compromis franco-allemand, approuvé par le Conseil Européen du 13 mars 2008. Ce compromis intègre l'initiative française dans le cadre du Processus de Barcelone, préconise la participation de l'ensemble des pays membres de l'UE et non plus seulement les pays riverains de la Méditerranée, prévoit une Co-Présidence et un Secrétariat réduit, et charge la Commission de lui soumettre un document précisant la configuration et l'architecture institutionnelle de ce qui est devenu "Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée". Le document de la Commission, publié le 21 mai dernier, a fidèlement repris ces orientations en inscrivant le projet dans le cadre du Processus de Barcelone, envisageant seulement d'en renforcer la co-appropriation par les pays du Nord et ceux du Sud, et d'en améliorer les procédures, l'efficacité et la visibilité. C'est ce document, enrichi par les contributions du groupe Arabe, qui a inspiré le projet de déclaration du Sommet de Paris, négocié par les Hauts fonctionnaires, lors de deux sessions, tenues à Portoroze (Slovénie) le 27 juin et à Bruxelles les 3 et 4 juillet 2008. Parallèlement aux négociations au niveau des Hauts fonctionnaires, les consultations politiques sur le projet d'Union pour la Méditerranée, se sont poursuivies. Dans ce contexte, un mini Sommet arabe (regroupant l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye et la Syrie) s'est tenu à Tripoli, le 10 juin dernier. Les Ministres des pays arabes membres de l'Euromed se sont, pour leur part, rencontrés au Caire, le 24 mai 2008 et la Conférence ministérielle du Forum Méditerranéen qui s'est tenue à Alger, les 5 et 6 juin dernier, a été consacrée au projet de l'UPM, contribuant, ainsi, à l'approfondissement des concertations à ce sujet. Pour ce qui est de la portée et de la configuration du projet, les négociations menées au niveau des Hauts fonctionnaires, sur le projet de déclaration du Sommet de Paris, ont permis une avancée notable. De par ses objectifs, l'Union pour la Méditerranée, s'inscrit dans le cadre du Processus de Barcelone, dont la déclaration et les différents volets se trouvent reconduits. Elle apporte une valeur ajoutée représentée par la réalisation de projets concrets et la mise en place d'institutions qui sont appelées à donner un nouvel élan au Partenariat dans la région. Un Comité permanent conjoint, composé de représentants des Ambassades à Bruxelles, sera mis en place. Il aura pour mission principale d'assister et de contrôler le Secrétariat de la nouvelle institution. Il contribuera également à la préparation des réunions des Hauts fonctionnaires et des sessions ministérielles. Le Secrétariat sera réduit et ne jouira d'aucune prérogative politique. Son mandat est technique et exclusivement centré sur les projets. Le mandat politique restera dévolu aux réunions des Hauts fonctionnaires et des Ministres des Affaires Etrangères et principalement au niveau des Sommets de l'Union. Six Projets ont été retenus par la Commission pour être symboliquement lancés, lors du Sommet de Paris. Il s'agit des Autoroutes de la Mer, de la Dépollution de la Méditerranée, de la Protection civile, du Plan solaire méditerranéen, de l'Université euro-méditerranéenne, et de l'Agence de développement des PME/PMI. Le projet initial français d'Union pour la Méditerranée a donc évolué. Il s'intègre désormais dans un processus de Barcelone étroitement contrôlé par la Commission Européenne. Ayant bouclé ses équilibres financiers jusqu'en 2013, l'Union Européenne ne prévoit pas, à court terme, d'engagements financiers importants. Cette attitude n'est pas sans susciter des interrogations légitimes sur la volonté réelle de l'UE de contribuer de manière décisive à la mise à niveau des pays de la rive Sud de la Méditerranée. Il est seulement prévu que des ressources devront être mobilisées par les pays concernés par les projets y compris à travers le recours au marché des capitaux. Le Sommet de Paris constitue donc la première étape d'un parcours destiné en principe à renforcer le Processus de Barcelone et à accorder au développement une part plus importante notamment en ce qui concerne le développement humain et la mobilité des personnes. Dans l'état actuel des choses, il semble bien que nous sommes en présence d'une simple réédition, avec quelques innovations, du processus de Barcelone. Or, en 2005, à son dixième anniversaire, force était de constater que le processus de Barcelone n'était pas un succès achevé. Peut-être ne faut-il pas perdre l'espoir que la nouvelle expérience connaîtra un meilleur résultat pour le bien de tous. Question 2: La réalisation du projet d'Union pour la Méditerranée comporte un grand nombre de défis compte tenu des contraintes inévitables qu'elle peut rencontrer. Comment voyez-vous, Monsieur le Président, les moyens de relever ces défis ?
Réponse: Il est tout à fait clair que les difficultés auxquelles se heurtera l'Union pour la Méditerranée se situeront d'abord au niveau du financement des actions projetées. Car il faut le reconnaître, la problématique de la disponibilité de ressources financières pour nourrir le Partenariat euro-méditerranéen n'est pas encore définitivement élucidée. Des défis d'une autre nature attendent l'Union pour la Méditerranée. L'un d'eux est inhérent à la composition même du partenariat euro-méditerréen. S'attachant en priorité à réaliser des projets concrets, le voilà qui se trouve d'emblée, en butte à une donnée objective qui tient au nombre des Etats qui le constituent. Comment en effet, réunir quarante-quatre volontés partagées autour de la réalisation d'un projet concret ? L'entreprise paraît difficile sauf à encourager et multiplier les projets sous-régionaux, ceux qui ont vocation à rassembler un nombre restreint de pays fermement décidés à aller plus vite et plus loin. C'est tout l'intérêt des projets dits "à géométrie variable", des projets qui seront le fruit d'une volonté partagée entre quelques-uns, engagements et risques compris, et qui s'inscrivent tous dans la réalisation des objectifs du processus de Barcelone. C'est là, le moyen le plus souple et le plus pratique, pour donner un contenu concret à cette Union pour la Méditerranée qui mérite qu'une vision commune puisse, au cours des prochains mois, gagner en lisibilité et en cohérence globale, pour la rendre réllement porteuse d'ambitions légitimes.
Question 3: L'Algérie est un des principaux pays contribuant à la sécurité énergétique de l'Europe. Quelles sont les perspectives de la coopération dans le domaine de l'énergie dans le cadre de ce projets d'Union pour la Méditerranée? Réponse: Ce domaine est celui ou le partenariat euro-méditerranéen a montré le plus de dynamisme. Cinq conférences ministérielles ont traité de cette question, dont la dernière, tenue à Limasol, a adopté un plan d'action ambitieux pour les six années à venir. Nous attachons la plus haute importance à la coopération dans ce domaine de l'énergie, et nous l'avons montré en lancant en direction de l'Europe des grands projets structurants, participant ainsi à l'émergence d'un marché euro-méditerranéen fondé bien entendu sur la sécurité de l'approvisionnement mais aussi sur la sécurité de la demande. Mais nous souhaitons dépasser le stade d'une relation purement commerciale. Nous ambitionnons la mise en place d'accords cadres qui permettront l'éclosion d'un partenariat équilibré et mutuellement bénéfique entre les acteurs économiques de deux rives de la Méditerranee. La coopération pourrait également s'étendre au domaine des énergies nouvelles et renouvelables, notamment l'énergie solaire qui se présente comme une alternative intéressante, en raison des progrès enregistrés dans la production de l'électricité solaire. Dans cette perspective, mon pays se réjouit qu'un plan solaire méditerranéen figure en bonne place dans la liste des tout premiers projets de l'Union pour la Méditerranéé. Question 4: Quelle place pourraient avoir les investissements directs européens dans le développement des pays de notre région dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée ?
Réponse: L'écart qui se creuse entre la rive Nord et la rive Sud de la Méditerranée était déjà pour nous une préoccupation majeur en 1995. Plus d'une décennie après, les inégalités n'ont fait que s'aggraver. La volonté politique affichée par les gouvernements d'accroître le volume des investissements n'a malheureusement pas été suffisamment relayée par les acteurs économiques. Pour exemple, deux pour cent des investissements européens sont dirigés vers notre région, alors que, dans le même temps, dix sept pour cent des investissements américains sont engagés en Amérique latine, et que le Japon consacre vingt pour cent des siens à l'Asie. Par ailleurs, le démantèlement tarifaire n'a pas suffit à accroître l'attractivité de nos pays pour les investissements directs européens. Nous demeurons convaincus que le développement et la prospérité ne peuvent être engendrés que par une croissance saine, soutenue par des investissements massifs et productifs, et s'accompagnant d'un transfert de technologie. C'est cela le développement durable. C'est le meilleur des remparts contre la pauvreté, l'instabilité et l'extrémisme, autrement plus efficace que le renforcement des frontières et leur étanchéité. Cependant, et malgré la modicité de l'assistance économique consentie à nos pays, notre région a enregistré, depuis le lancement du Processus de Barcelone, une croissance qui mérite d'être soulignée parce qu'elle est largement supérieure à la moyenne mondiale. Cette croissance est due en grande partie à des facteurs endogènes, à une meilleure utilisation des ressources, et sans doute, également, à une meilleure gouvernance. C'est là une donnée qui ne peut que nous réjouir, dans la mesure où elle confirme un potentiel sûr, qui ne demande qu'a être valorisé, renforcé et inscrit dans la durée.
Question 5: L'eau et la sécurité alimentaire représentent de graves préoccupations pour le monde entier. Quelle place, selon vous, cette Union pour la Méditerranée pourrait ou devrait leur accorder dans ses programmes?
Réponse: L'Union pour la Méditerranée réserve une place privilégiée à la question de l'eau, qui va constituer un axe prioritaire de la coopération entre l'Union Européenne et ses partenaires méditerranéens. L'acces à cette ressource rare et précieuse constitue pour nos pays un défi commun et l'un des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Le Sud de la Méditerranée se singularise par le taux le plus bas de disponibilité d'eau par habitant, mais aussi, paradoxalement, par le taux d'utilisation réelle le plus élevé de l'ensemble des ressources potentielles en eau douce. Cette problématique est rendue plus complexe par les conséquences du dérèglement climatique qui s'annonce. Elle se conjugue à la hausse de la demande en eau douce dans les années à venir. Cette situation révèle des symptômes inquiétants. Conflits, troubles sociaux, désertification, etc., qui ne sont que les prémisses d'une crise qui risque de s'aggraver, faute d'une réponse appropriée, globale et solidaire. C'est dans ce constexte qu'une réflexion collective au plan national et régional devrait être engagée le plus tôt possible, en vue d'en atténuer les effets dévastateurs. Cette réflexion doit se fonder sur une approche plus rationnelle de la gestion des ressources hydriques, en adéquation avec les besoins réels du développement socioéconomique des pays de la rive Sud. La grande expérience de certains pays européens dans ces domaines constituera un atout indéniable pour la réussite des programmes qui seront mis en oeuvre au profit de notre région. A mon sens, et au-delà des progrès attendus dans la satisfaction des besoins en eau potable, notre action devrait prendre en compte les effets du stress hydrique sur le monde agricole, en introduisant des méthodes culturales visant à une économie de l'eau. Nous ne pouvons pas dissocier la question de la disponibilité de l'eau de celle de la sécurité alimentaire qui s'est considérablement détériorée ces derniers temps, avec des conséquences dont la gravité n'échappe à personne, tant au plan économique que politique et sécuritaire. La conséquence la plus visible en est l'augmentation rapide des prix des produits alimentaires, ainsi qu'un déséquilibre entre la courbe démographique mondiale et la disponibilité globale des produits alimentaires.
Question 6: Monsieur le président, vous avez eu souvent l'occasion de soulever la question de la circulation des personnes entre le Nord et le Sud de la Méditerranée, c'est une question très sensible. Pensez-vous que l'Union pour la Méditerranée pourra trouver un terrain d'entente pour faciliter les échanges de personnes de la même manière qu'elle prend des mesures pour faciliter la circulation de marchandises?
Réponse: Reléguant définitivement derrière elle un passé tourmenté, l'Europe a décidé de se doter d'une existence communautaire, appareillée à un dispositif législatif rigoureux. Dès la signature du traité de Rome, les Etats fondateurs se sont engagés à établir les fondements d'une relation toujours plus étroite entre les peuples. C'est ainsi que la liberté des personnes est devenue l'une des quatre libertés constitutives de la construction européenne. Circulation des marchandises et des capitaux, mais aussi celle des personnes, comme pour dire que l'une n'allait pas sans l'autre dans la construction d'un espace humain. Au moment où l'Europe et les pays méditerranéens expriment leur volonté de bâtir un espace commun d'existence, il serait bon que cette nouvelle histoire fasse preuve de la même audace et du même génie. De la même manière que l'UE a constitué le socle de son intégration sur une "union sans cesse plus étroite entre les peuples", nous pourrions imaginer que le partenariat euro-mediterranéen prenne en considération les intérêts des personnes, sans pour autant négliger les aspects commerciaux et économiques. C'est ce qui était prévu par le processus de Barcelone, dont les limites avérées exigent qu'aujourd'hui nous allions plus loin, à la faveur de la construction de l'Union pour la Méditerranée. Bien entendu, les obstacles sont nombreux et importants, à la mesure de cette mer Méditerranée qui nous sépare. Mais cette mer n'avons-nous pas décidé qu'elle serait de nouveau notre mère, en souvenir des temps anciens qui faisaient d'elle un bassin dont la rondeur incitait au voyage? Notre mer devrait nous rapprocher, au lieu de nous séparer. L'immigration clandestine est un fléau qui signale l'impuissance et la colère face aux murs qui s'érigent comme dans des prisons ou des ghettos. A l'instar de véritables partenaires déterminés à partager leur prospérité, réfléchissons ensemble à la manière dont nous pourrions libérer cet espace que les marchandises parviennent à sillonner, tandis que les hommes restent sur le quai. L'histoire, la grande histoire des hommes frappe à notre porte. Ecoutons-là. Dans un monde ou la marchandisation est reine, ayons l'audace de libérer les pas des hommes sur une terre en partage.
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[Aps 13/7/08] | |||
Femmes Algériennes
Construction de la 3eme plus grande Mosquée du Monde a Alger

Il faudra au moins cela pour remplir le contrat, dont l'exécution devait commencer en 2006. La mosquée, d'abord, qui sera construite dans la commune de Mohammadia, face à la baie d'Alger (15 km de la capitale). L'édifice se compose notamment de cinq branches s'élançant vers le ciel et symbolisant les cinq piliers de l'islam : la Chahada (profession de foi), la Zakat (l'aumône), la prière, le jeûne et le pèlerinage. Il logera en son sein le « plus grand minaret du monde », avec ses dix étages auxquels on accédera en ascenseur. La salle de prière pourra à terme accueillir jusqu'à 120 000 fidèles, dont 80 000 sur l'esplanade. De quoi soulager la mosquée Djamaâ el Kebir, qui peinait à répondre aux besoins.
Le Jardin d'Essais du Hamma

Extrait du Journal "Le Soir d'Algerie"
Le Jardin d'essais du Hamma fait peau neuve
Mis sous perfusion pendant des années, le Jardin d'Essai du Hamma sort de sa longue convalescence et affiche une santé en béton.
Un travail de longue haleine qui a nécessité beaucoup de moyens humains et matériels, comme nous le confirme son directeur général, M. Ziriat Abderrezak : «Enlèvement des détritus, abattage des arbres morts, rénovation du réseau d'éclairage, curage des bassins d'eau ont été au programme pendant de longs mois.» Un petit tour dans ce jardin luxuriant nous a permis de constater que cet endroit s'est accordé un véritable bain de jouvence et a retrouvé sa fléerie d'antan. Allée des ficus, celle des bambous, allée des thuyas, des platanes, des dracaena, jardin anglais, jardin français… Guidé par une nouvelle signalétique, le promeneur évolue sans peine dans ce jardin paradisiaque. Bien sûr, il y a encore quelques pelleteuses qui s'activent ici et là notamment dans l'allée des dracacna et des ficus, mais le plus gros est déjà fait : «La pose de tuf dans certaines allées n'est pas encore terminée», explique M. Ziriat. Quant aux canalisations d'eau, elles ont toutes été réhabilitées. Les puits sont à nouveau opérationnels tout comme le système d'irrigation. Ceci permettra au jardin d'être complètement autonome en matière d'eau et à sa végétation de mériter l'adjectif de «luxuriante» qui l'a toujours désignée ! Le bassin circulaire implanté dans le jardin anglais et qui était asphyxié par d'innombrables détritus s'est lui aussi offert une seconde jeunesse. De jolies carpes multicolores s'y ébrouent joyeusement. Le jardin botanique a subi un lifting radical : pelouses parfaitement entretenues, bosquets fleuris, nouvelle aire de pique-nique avec tables et bancs en bois, sanitaires en forme de cabane, fontaines d'eau, bancs en fonte… «Des agents d'accueil et des maîtres chiens sillonneront toutes les allées pour renforcer le sentiment de sécurité chez les citoyens», assure notre interlocuteur. Un poste de police a même été installé dans l'enceinte du jardin. En outre, un centre d'accueil et d'information a été aménagé (entrée rue Belouizdad). «Les promeneurs pourront faire appel à un guide s'ils le souhaitent. » Autre nouveauté : l'ex-garderie d'enfants devient un centre d'éducation de l'environnement. «C'est un espace botanique où les enfants exécuteront des travaux pratiques pour s'initier au b.a. ba du jardinage, planter des arbres, entretenir un potager ou s'occuper de l'élevage d'animaux… leur seront enseignés», nous révèle M. Ziriat. Par ailleurs, un grand musée de la faune et de la flore sera inauguré ainsi qu'une salle d'exposition qui abritera des manifestations relatives à l'univers botanique. L'ex-ménagerie n'est pas en reste. Elle aussi s'offre un relooking extrême. Cages, volières et cascade sont réhabilités. Certains anciens «pensionnaires » tels que le vieux lion, hébergé provisoirement au parc zoologique de Ben Aknoun, reprend du service. Il ne souffre guère de solitude puisqu'un couple d'alligators lui tient compagnie. «Nous en avons fait l'acquisition auprès du cirque Amar», confie notre interlocuteur. D'autres animaux tels que les boas, pythons, singes… rejoindront bientôt la ménagerie.» Le jardin d'essais du Hamma rouvrira ses portes incessamment. Pour rappel, ce joyau écologique s'étend en amphithéâtre de la rue Hassiba- Ben-Bouali à la rue Mohamed-Belouizdad sur une superficie d'environ 32 hectares. En 1832, le général Avisard, gouverneur par intérim décide d'assainir des terrains marécageux situés au pied de la colline des Arcades. En 1837, l'établissement devient «La pépinière centrale du gouvernement». De nombreuses espèces végétales y sont introduites entre 1842 et 1867 : l'allée des platanes, celle des dragonniers, celle des dattiers (1845), l'allée des bambous géants (1847) et celle des grands ficus (1863). En 1941, un jardin français d'environ 7 hectares y est créé autour d'une allée de washingtonias traversant toute la longueur du jardin et se prolongeant vers le Musée des beaux-arts (en contrebas du Bois des arcades). Sans oublier qu'une scène du célèbre film Tarzan a été tourné dans ce jardin mythique.
Sabrina Inal
La Basilique de Notre Dame d'Afrique
Se fait une beauté
a Alger fait peau neuve (Vue à la Télé Canal Algérie le 29/05/08

En effet des travaux importante de restauration sont actuellement entrepris en presence de M Dominique Henry (responsable de la Restauration)
40 jeunes ont été pris en charges sur ce site, afin de recevoir une formation de "Restaurateur",Tailleur de pierre.
Notre Dame d'Afrique fait partie du Patrimoine Algérien.
BASTION 23
PALAIS DES RAIS
MUSEE
Une Visite de ce Musée s'impose
EXTRAIT DU QUOTIDIEN EL WATAN DE JUIN 2008
La rue Bab Azzoun faisait partie d'une voie romaine « le cardo-domanus ». Une trace en est restée : en haut d'un pilier est accrochée une plaque portant des caractères romains.
Il reste que rares sont ceux qui y font attention, puisqu'elle est cachée depuis des années sous une couche d'enduit consécutive aux travaux d'embellissement entrepris au pas de charge dans ce quartier de la basse Casbah. Située à l'angle de la rue Sidi Ahmed Oucherif Saïd (ex-rue Caftan), cette plaque a été trouvée par hasard par un cloutier durant les années où l'endroit, situé à l'emplacement des remparts de la ville, a été aménagé par le génie militaire français. L'artisan l'utilisera à ses fins avant qu'elle ne soit reprise par les entrepreneurs et, plus tard, prise en charge par le comité communal du Vieil Alger. (El Watan 30 mai 2005, voir article de Lamine B.). La plaque épigraphique porte la mention du nom romain de la ville : Icosium, avec le nom du conseil municipal du Comptoir. « En 202, avant J.-C., la ville passe sous influence romaine, suite à l'alliance scellée entre Massinissa et Scipion l'Africain contre Carthage. Le nom d'Ikosim prend sa forme romanisée Icosium », relèvent des historiens. Mais l'APC actuelle de la Casbah, ou même la direction de la culture, chargée des fouilles à quelques mètres de là, dans un site romain enfoui à la place des Martyrs, s'y intéressent-elles ? Ce n'est pourtant pas la faute aux spécialistes et autres historiens qui avaient tiré la sonnette d'alarme en 2005. Depuis, aucune réaction, et l'inscription est toujours enfouie et risque d'être détruite, si par malheur l'endroit disparaissait. Des immeubles de ce quartier d'Alger ont été démolis, d'autres ont vu leur vocation changer sans que les autorités ne réagissent. « Il ne faut rien attendre des autorités puisque ,à la rue Bab El Oued, des bains romains, mis au jour, se retrouvent délabrés et seuls les trabendistes semblent en profiter. Malgré le mur d'enceinte installé, la protection de l'endroit, situé à quelques mètres de l'îlot Lalahoum, n'est pas effective. La seule décision prise est de fermer l'endroit », soutient un Casbadji, qui affirme que fermer juste le portail est une mascarade, puisque l'endroit n'est pas réhabilité et les mosaïques et autres murettes sont toujours menacées. Les anciens souks comme El Kherratin, El Kebir, qui étaient la marque de la rue Bab Azzoun (qui est l'une des six portes que compte le Vieil Alger) à l'époque ottomane, n'ont pas disparu totalement avec le réaménagement de l'endroit, car on y trouve toujours des vendeurs d'étoffes, et seul un libraire fait de la résistance. Autre spécificité de cette rue : c'est là où se trouvaient aussi plusieurs marchands juifs, dont certains n'ont quitté leur commerce que lors de la guerre du Kippour, en 1973. Des cafés, qui faisaient la réputation de cette rue marchande, ont disparu. Il ne subsiste que des placards publicitaires rappelant la boisson Cruch. Toutefois, ce lieu fut aussi celui où se sont distingués beaucoup d'artistes. Le photographe suisse, Jean Geiser, y avait ses quartiers. Le local qu'il occupait au n°7 a été transformé par la suite et seules les photos qu'il a laissées en sont les témoins. C'est aussi non loin de cette rue, qu'a été assassiné, le 28 septembre 1995, Abou Baker Belkaïd, ministre de la République. La culture et ses diverses manifestations résisteront-elles à la bêtise humaine ? Beaucoup n'y croient pas trop, puisque la culture de bazar a pris place pour longtemps encore et que les autorités ne s'en soucient guère. Tiziri n' at Imezran, d'où a été tiré le nom de Ziri Ibn Mezghéna, ne retrouvera sa splendeur que par des décisions politiques courageuses. Mais une prise en charge de la plaque de Bab Azzoun nécessite-t-elle autant de courage ? Deux seuls gestes suffiraient : celui de Mme la ministre, pourquoi pas ? et ensuite celui de l'ouvrier qui enlèvera la patine.
Par

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Commentaires
AMIDA site : AMID.BLOG4EVER.COM | le 16/12/2007 à 21:05:44SALU NONO SAVA LE MORAL . MR J PAS TROUVAIT TON MESSAGE OU TU LA ECRIT MAIS SA MA FAIS PLESIR DE L'avoir ecriit ...........J Vous DIT A+ POUR UNE AUTRE FOIS Mr NANODU36 J SUIS FATIGUE BAYBAY ET BELLE SOIREEEE A+ POUR UNE AUTRE FOI ton blog est fooorrrrrrr..............
AMIDA site : amid.blog4ever.com | le 15/12/2007 à 18:01:59
salu Nano MERCI pour la repance mais ce qui ma derange c'est Mr Hamida , c'est que je suis AAmida et c'est pas un Mr ....................................... MOI AUSSI J UNE ALGERIENE ET J SUIS FIER DE L'etre ..... votre blog avance bien j t souettttttt une tres b j ....AMIDA........